Je retrouve Ahmed Cissé que j'aime beaucoup au Shakirail, à Marx Dormoy. Vers la fin du concert, je sens bien que l'ambiance de Ouaga arrive enfin jusqu'à nous... Après le concert, je demande à Ahmed qu'est qui fait qu'il se sent vraiment comme à Ouaga. Ahmed joue avec des musiciens pro qui s'adaptent à tout. Quand on se sent vraiment à Ouaga, c'est que les musiciens comprennent vraiment tout de suite ce qu'il veut faire, et que le public comprend aussi. Avec Ahmed et son saxophoniste, je discute un peu aussi du Mali, puis, des espoirs de temps meilleurs pour les artistes ici en France.dimanche 27 mai 2012
26 mai 2012, Paris, concert Ahmed Cissé, Auber, Concert Zao
Je retrouve Ahmed Cissé que j'aime beaucoup au Shakirail, à Marx Dormoy. Vers la fin du concert, je sens bien que l'ambiance de Ouaga arrive enfin jusqu'à nous... Après le concert, je demande à Ahmed qu'est qui fait qu'il se sent vraiment comme à Ouaga. Ahmed joue avec des musiciens pro qui s'adaptent à tout. Quand on se sent vraiment à Ouaga, c'est que les musiciens comprennent vraiment tout de suite ce qu'il veut faire, et que le public comprend aussi. Avec Ahmed et son saxophoniste, je discute un peu aussi du Mali, puis, des espoirs de temps meilleurs pour les artistes ici en France.
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samedi 26 mai 2012
25 mai 2012, Raoul Petite au festival Aubercail
Ce concert de Raoul Petite, c'est mon cadeau d'anniversaire juste à coté de chez moi, à l'Espace Fraternité d'Aubervilliers. Le concert d'Askehoug est déjà très bon. Après le concert à Brest, c'est la 2e fois que je revois Raoul Petite. Quel sera l'effet sur mes neurones ?
Un effet catastrophique, si j'en crois les images que je trouve ensuite dans mon Nikon. Je suis tombé dans tous les pièges, les pièges du spectacle, de mes hormones, de ma fonction de photographe... J'aurais voulu être invisible et capter un peu de mystère, mais non. Et comme je suis heureux !
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lundi 14 mai 2012
13 mai 2011, ateliers d'artistes de Belleville
Je n'étais pas allé aux portes ouvertes des ateliers d'artistes de Belleville depuis très longtemps. La ballade avec un ami a été des plus agréables. Ici c'est une installation de Lika Kato dans la crypte de l'église Notre Dame de la Croix.
Un peu plus tard, au parc de Belleville on tombe sur une foule, très jeune, que des étudiant-e-s ou presque. Il y a une sono en haut, mais qui n'intéresse pas tant que çà toutes ces personnes plutôt occupées à boire des bières. Je ne sais pas ce qui les a amené-e-s ici. Est-ce un rendez-vous 'facebook' ?
Bien plus intime et agréable, est, un peu plus tard, ce boeuf rue des Cascades. Je reconnais juste Johann Riche de Beltuner.
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samedi 12 mai 2012
11 et 12 mai, Saint-Denis, Ecritures En Migration(s)
C'est un grand bonheur pour moi ce week-end parce que je reprends les expositions après 7 ans d'arrêt ! Il m'a fallu tout réapprendre pour passer de l'argentique au numérique. J'expose avec 7 autres artistes au colloque "Ecritures en migration(s), Histoires d'écrits, histoire d'exil" à l'université de Saint-Denis. Le colloque est organisé par des doctorantes, et l'exposition par mon ami Henri surtout. J'expose surtout des photographies sur les rroms, qui racontent mes rencontres avec des personnes de ce peuple depuis quelques années. Je fais la connaissance des thésard-e-s et universitaires, des autres artistes. La photo au dessus est celle de Félix dans son tableau recréant l'atmosphère d'une chambre de foyer pour migrants.
La fac est aussi très animée le vendredi: les étudiant-e-s encerclent le Conseil d'Administration pour essayer d'empêcher le "vote des statuts pour la constitution d'un Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur avec l'université de Nanterre" nommé Paris Lumière, dont le siège serait à Paris, qui fonctionnerait sur les budgets des 2 facs. Le vote est fait dans la précipitation avant la formation d'un nouveau gouvernement. Le nouvel établissement très virtuel s'affranchirait de la démocratie qui existe dans chacune des universités. Ces universités pourraient beaucoup y perdre. Cela ressemble bien à un acte typique de l'époque sarkozienne méprisante pour le monde intellectuel. Il est urgent que cela s'arrête. Les policiers sont entrés dans la fac, un étudiant est au commissariat, la fac est ensuite fermée, et les organisatrices du colloque ont dû négocier pour que le colloque puisse continuer normalement et que le vernissage de l'exposition puisse continuer. Solidarité avec les étudiant-e-s !
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dimanche 6 mai 2012
6 mai 2012, Sarko est mort ! Vive les Producteurs de Porcs !
Que faire un soir comme celui-ci ? Après avoir vérifié à 20h que Sarkozy avait bien perdu, j'ai marché jusqu'au métro. Autour de la station Aubervilliers-4 chemins, vers 20h30, étaient rassemblées quelques centaines de personnes, quasiment que des hommes, jeunes, sans doute beaucoup d'Afrique du nord, peut-être surtout la dernière vague tunisienne et égyptienne. Je ne préfère pas sortir mon appareil photo. Au milieu de la route, c'est surtout viril, dangereux et pénible: des zozos font du rodéo scooter et des accélérations de voitures. Une voiture fait 3 fois un cercle dans le carrefour et fonce dans le boulevard. La voilà 50 m plus loin, nez-à-nez avec une voiture de police qui l'arrête. 200 ou 300 hommes courent vers la scène:je vois la voiture de police reculer à toutes pompes. Pourtant le conducteur de la voiture était très dangereux. Une telle haine de la police s'est accumulée, et la xénophobie pendant la dernière période de la campagne électorale n'a pas arrangée les choses. Je file à Stalingrad voir les Producteurs de Porcs, une valeur sûre, même pour un végétarien, un groupe qui s'éclate à fond les manettes sur des reprises comme les Ramones. Il y a même Didier Wampas qui vient chanter aux côtés du président de Groland : il y a des moments comme çà ou tout vous paraît agréable à entendre.
6 mai 2012, François Hollande président : vieilles photos de 2009
Le slogan, c'est aujourd'hui "Sarko c'est fini". Voilà donc François Hollande. Ainsi, avec les clichés de la Fondation Abbé Pierre, cela fait déjà 2 fois que je le croise avec mon appareil. Je me souviens des photos du 21 juillet 2009, à côté de l'Assemblée Nationale. Il était venu assez simplement discuter et avait écouté correctement avant de répondre. Nous étions dans une manifestation pour dénoncer le soutien des autorités françaises au dictateur Paul Biya, avec Survie et le CODE, avec quelques journalistes.
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mardi 1 mai 2012
1er mai, Paris, manifestation entre Denfert et Bastille
Il y a une certaine gaieté dans l'air malgré les revendications à défendre. A cette manifestation du 1er mai, on sent l'espoir d'être débarrassé dans 5 jours d'un président. Communiquant à l'endroit et penseur à l'envers, soi-disant écoutant et protégeant quand il semait la zizanie et structurait au profit des plus forts, imposant une vision monarchiste à contre-courant de l'histoire, asséchant et épuisant l'intelligence collective du parlement, brutalisant le monde intellectuel avec son populisme simplificateur, sa perversion à reprendre les discours de haine, et de construction d'ennemis intérieurs, pour combler l'absence de pensée économique, sa xénophobie comme suite de l'inconscient colonial, il restera comme le symbole d'une médiocrité obscurantiste acceptée par une majorité mais imposé au forceps à une époque où la pensée se libérait des idéologies. Il a traumatisé, bousculé une société fragile et doutant d'elle-même pour se présenter dans le rôle du père-sauveur sur la scène de son spectacle. La République est passée tout près d'un gouffre, pas à cause de lui, certes, mais il a pris sa part. Il est maintenant poursuivi par les journalistes pour sa collaboration avec le tyran Khadafi, et, tou-te-s ceux-celles qui ont souffert à cause de lui, n'auront pitié de lui, lui, qui est encore jeune et pas encore assez vieux comme l'était son prédécesseur, une fois sa partition terminée. Il ne lui restait qu'à essayer de bluffer son monde dans un numéro acrobatique, finissant par ressembler au vieux Wade, qui a instrumentalisé les élections au Sénégal pour tenter d'arrêter les sanctions de la corruption.
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samedi 28 avril 2012
28 avril 2012, Pantin, théâtre de rue "Une cerise noire"
" Bien sûr c'est devenu le cinémascope / Mais ça remue toujours et ça galope / Et ça reste encore comme autrefois / Rempli de cow-boys sans foi ni loi / Et de justiciers qui viennent fourrer / Leur grand pied dans le plat. Gare, gare, gare, gare, Gary Cooper / S'approche du ravin d'enfer / Fais attention pauvre crétin / Car Alan Ladd n'est pas très loin / A cinq cents mètres il loge une balle / Dans un croûton de pain." Boris Vian, "le cinémascope". Je n'avais jamais vu ce genre de pièce de théâtre, où un film se tourne en direct. Je me suis laissé emporté : il suffisait que ça coure dans tous les sens à un rythme effréné et que l'image soit en noir et blanc. J'y étais avec un ami, il ne le dira jamais, mais il adore cela lui aussi. C'était le spectacle "Une cerise noire" de B.Afnaïm par la Compagnie "La Française de Comptages" au stade Sadi Carnot à Pantin.28 avril 2012, honneur aux femmes comoriennes à Aubervilliers
Cet après-midi au cinéma Le Studio d'Aubervilliers est dédié aux femmes comoriennes, artistes, auteurs de documentaires ou de films. C'est organisé par le réseau Karthala, réseau de solidarité surtout professionnel des comorien-ne-s, qui a pris le nom du principal volcan de l'archipel. 3 films y sont projetés: "OmniMom", de Sania Chanfi, petit reportage photographique intimiste très inspiré, "La résidence Ylang-ylang", de Hachimiya Ahamada, court métrage en 35mm superbement réalisé sur les maisons vides des exilé-e-s aux Comores, et "La départementalisation de Mayotte", de Mamaye Idrisse et François Lathuillière. Cela commence par une lecture de Touhfat Mouhtare auteur du recueil de nouvelles « Ames suspendues » (ci-dessus). Les films inspirent assez peu Élisabeth Guigou en campagne dans la circonscription qui somnole à côté du maire. Tou-te-s les 2 ne resteront pas au débat, et c'est dommage car l'on aura pas leur avis sur l'épineux problème de la départementalisation de Maoré/Mayotte. L'île colonisée a été volée par le gouvernement français, lors du referendum de 1975, vol incompris par une majorité de français-se-s toujours très nationalistes et piégée--s par les propagandes séculaires. J'interviens dans le débat pour souligner un aspect très bien évoqué dans le documentaire: les graves dangers que fait naître une xénophobie entre maorais-es et les autres comorien-ne-s, construite artificiellement par l'état français à l'image de ce qui se passe en Europe. Actuellement à Maoré/Mayotte, plusieurs logiques totalement inconciliables se confrontent dans le réel des habitants, les discours et la logique de l'état essayent de rendre légitime un bricolage instable qui risque de s'écrouler, en arrosant d'argent une économie sous perfusion coloniale et en soumettant la population à une propagande fortement teintée de nationalisme aveugle, surtout sous le mandat de Sarkozy. Le résultat est kafkaïen comme le prouve les milliers de noyé-e-s des visas Balladur-Pasqua depuis 1995. Mais comment est-ce possible que ce scandale continue ?
Sur la photo: Hachimiya Ahamada à gauche, Sania Chanfi, à droite.
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vendredi 27 avril 2012
27 avril 2012, Paris, Nicolas Joseph aux 3 Baudets
Après l'accordéon de Beltuner, celui de Sévane de Lavache, voici enfin celui de Nicolas Joseph, avec tous les ami-e-s de Ta Parole, de la Menuiserie ou d'ailleurs, qui l'entourent ce soir-là. Belle soirée, même si la salle est un peu trop bien rangée à mon goût, et que la configuration, la couleur rouge partout, les projecteurs, m’empêchent d'être vraiment inspiré pour de la photo.
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dimanche 15 avril 2012
15 avril 2012, Nantes, Eva Joly avec les grèvistes de la faim contre l'aéroport
Depuis quelques jours, l'installation d'un campement sur la pelouse près des tramways interpellent les Nantais (plus d'info). Michel Tarin et Marcel Thébault, 2 paysans luttant depuis 40 ans contre un 2e aéroport à Notre-Dame-des-Landes et contre leurs expulsions en sont à leur 5e jour de grève de la faim. Comment peut-on vouloir construire un aéroport à notre époque ? Le projet est obsolète dans l'esprit. Le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, veut un aéroport international pour que la ville reste dans les grandes villes françaises et européennes. Il y aurait d'autres manières de faire plus judicieuses. En cas de victoire de l'alliance PS et Europe Ecologies les Verts, ce dossier sera une épine délicate à enlever. Ce projet d'aéroport illustre l'idéologie de la croissance et la méconnaissance des contraintes écologiques qui feront débat dans l'avenir. Eva Joly vient apporter son soutien. Le contexte électoral apporte un peu d'opportunités de se faire entendre même si les débats de fonds sont étouffés par l'obsession de l'alternance. Le départ de Sarkozy est tellement attendu que, pour l'instant, il satisferait déjà beaucoup de monde.
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samedi 7 avril 2012
Samedi 7 avril 2012, Paris, Contre l’arbitraire du pouvoir
En cette période électorale où les yeux se rivent sur les sondages, tout le monde n'oscille pas entre fatalisme agressif et optimisme inassumable. L'éditeur La Fabrique propose un bilan politique accompagné de propositions en sortant le livre "Contre l’arbitraire du pouvoir", et organise à La Générale un après-midi de débats en trois panels. Des associations soutiennent l'événement en participant au débat et en tenant des tables de presses.
“Justice police : même combat ?” avec Matthieu Bonduelle, juge d'instruction, Felix Boggio Éwanjé-Épée, Antoine Comte, avocat, Gilles Sainati, Jérôme Vidal en modérateur, éditeur. Ce débat me semble intéressant, une bonne synthèse sur le sécuritaire qui a servi de bâton au sarkozisme pour abrutir le monde intellectuel français pendant 5 ans.
“L’exception à l’échelle internationale” avec Rony Brauman, Géraud de la Pradelle, juriste, Karine Parrot, juriste, Denis Sieffert en modérateur, journaliste. Ce débat est très décevant, mal ficelé, mal problématisé, et ce n'est pas une surprise car plus personne en France ne semble rien comprendre à la politique internationale (!?). William Bourdon est absent et c'est très dommage car il aurait pu tempérer le pessimisme de Géraud de la Pradelle sur la droit et la justice internationale en recul depuis 2006. Rony Brauman est sans doute égal à lui-même. En cette date de commémoration du déclenchement du génocide des Tutsi du Rwanda, il est le seul (avec Antoine Comte en conclusion) a évoquer le génocide en une phrase sans aucun respect : il renvoie en parlant du démarrage du génocide dos à dos les 2 camps en conflits à l'époque, selon lui, si l'on s'en tenait à la logique du droit "les deux camps pouvaient être cloués au pilori des droits de l'homme". Ni la salle, ni Géraud de la Pradelle, ancien président de la Commission d'Enquête Citoyenne sur le génocide ne se décident à répondre à cette piteuse provocation, qui ternit pourtant très symboliquement l'événement.
“Ils nous protègent” avec Roland Gori, psychanalyste, collectif des 39, Evelyne Sire-Marin, Syndicat de la Magistrature, Paul Machto, psychiatre psychanaliste, Carlo Santulli, juriste, Eric Hazan en modérateur. Je trouve ce débat plus axé sur la psychiatrie, la psychanalyse très intéressant. Antoine Comte conclut brillamment la journée, les discours synthétique et généraux réussis sont rares, et il faudrait donc saluer cet effort de la part de La Fabrique et de l'avocat porte-parole.
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dimanche 1 avril 2012
31 mars 2011, Paris loin du Mali, Libérons les élections
A la Bastille, ce samedi 31 mars, je me demande où sont passés les peuples africains qui sont les destinataires de la Solidarité Internationale, car beaucoup d'associations venues ce jour-là, avec le Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID) ont des messages très orientés vers le contexte français et un peu européen: énergie, sans-papiers, services publiques, pauvreté, finance internationale, ... . Peut-être qu'il y a une synergie possible entre causes internationales et nationales, mais je n'y crois pas trop. Quand je vois la situation au Mali, la guerre et le putsch dans un des seuls pays francophones d'Afrique démocrate, quoique puisse être le niveau de corruption, je ne vois plus le lien avec les associations françaises qui se mobilisent rapidement pendant les élections en France. Au contraire de la mobilisation de 2006 et 2007, qui s'était faite sur la base d'une réflexion approfondie, exprimée par des revendications très précises, n'est-ce pas une stratégie minimale par défaut ? Puisque la géopolitique africaine a évolué très vite depuis un an et demi, est-ce que le niveau minimum d'analyse politique collective pour définir des objectifs n'a pas disparu ? La mode participative, quand on fait écrire le public, danser le public, scander le public, comme ici à Bastille, dans des micros-actions de sensibilisation, n'est-ce pas que le lien avec la sphère de décision s'est perdu ? Derrière le spectacle et les techniques de communication, y-a-t-il encore un peu d'influence pour quelques négociations au profit des peuples africains plus que jamais oubliés quand les difficultés augmentent en Europe ? Pendant ce temps, au Mali, l'icône contestée de l'altermondialisme, Aminata Traoré, soutient des putschistes qui se sont piégés eux-mêmes. J'y vois un symbole de la fin de l'altermondialisme des années 2000, ici et là-bas. Il y a comme un vide...
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mercredi 28 mars 2012
Mercredi 28 mars 2012, Paris, libérons les élections !
Cette histoire avait commencé il y a quelques mois par une discussion entre Matjules et moi sur les Biens Mal Acquis des dictateurs africains. Matjules est animateur du Collectif des Illuminations Politique de Paris et ce collectif a réalisé l'an passé une projection d'images sur le porche de l'hôtel particulier de la famille Bongo rue de l'Université à Paris. Cela nous avait amené à parler d'un bus pour se promener dans Paris, comme en 2007, avec le bus des Biens Mal Acquis de la cellule françafrique. L'idée a été acceptée par le Centre de Recherche et d'Information pour le Développement (CRID), collectif de 53 associations françaises de solidarité internationale, de plus en plus en plus nationale grâce à Sarkozy qui a bien gâté les choses depuis 5 ans. Ce collectif a intégré l'événement dans ses actions "Libérons les élections" pour interpeller les candidats aux élections en France sur les causes des associations maltraités de la campagne. Finalement, le point de départ des BMA a même disparu. De nombreux-ses journalistes sont au rendez-vous pour venir écouter les associations tout en filmant les projections ou les animations. C'est un défilé assez fantastique pendant près d'une heure ! Les projections du collectif des illumination créé une ambiance incroyable.
Le bus fait un tour autour de la place de la Concorde, en passant par un bâtiment symbole de la crise du logement, et un autre de la précarité niveau santé, par le siège d'Aréva, pour dénoncer ce que doit la France aux peuples nigérien et gabonais pour l'uranium, par le palais de justice de Paris, où se cache un immonde centre de rétention pour les sans-papiers, ...
... par la BNP qui continue d'engranger des bénéfices malgré la crise, et est toujours bien placé question paradis fiscaux, puis enfin par l'Assemblée Nationale. Le tour est un succès, et ce fût un plaisir! A refaire dans 5 ans ?!
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dimanche 25 mars 2012
25 mars 2012, Saint-Denis, des algécos pour les rroms du Hanul
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samedi 24 mars 2012
24 mars 2012, Aubervilliers, retour du Forum Mondial de l'Eau
Avec le soutien de la mairie d'Aubervilliers, un groupe de jeunes s'est rendu au Forum Mondial de l'Eau à Marseille. Ils et elles tiennent un stand sur l'eau sur la place. Il s'agit de l'idée de Bien Public à l'Echelle Mondiale. C'est un très bon thème pour réfléchir "du local au global" et vice-versa. Pour quoi faire ? Que peut-on faire depuis Aubervilliers? Avec mes idées bien trempées sur les dictatures et la démocratisation de l'Afrique, je discute avec eux-elles du besoin de connaître le contexte politique pour bien comprendre l'ensemble des problèmes. Ils et elles sont au démarrage d'un travail de fond qui leur permettra au fur et à mesure de définir leurs objectifs. Des albertvillarienn-ne-s arrivent bien à se faire entendre en Tunisie. Je leur dis que le dictateur sanguinaire Idriss Déby protégé par l'armée française est venu à Marseille au forum pour parler de l'asséchement du lac Tchad, mais comment faire confiance pour l'environnement à un despote qui ne pense qu'à emprisonner les opposants quand il ne les assassine pas. Au moins depuis la révolution en Tunisie, on peut se sentir plus libre de dire la vérité sur les dictatures. D'ailleurs, Ben Ali avait élargi la corruption des politiques français à l'échelle des collectivités locales pour embrouiller les esprits et répandre indirectement la peur de la répression.
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dimanche 18 mars 2012
18 mars 2012, Aubervilliers, concert d'orgue
Dans le cadre du festival 'Printemps musical' à Aubervilliers, le musicien Thomas Lacote donne un concert sur l'orgue de l'église Notre-Dame-des-Vertus: De Frescobaldi et Bach jusqu’à nos jours, avec une grande part d'improvisation. Je suis impressionné par la diversité de sons que le joueur et compositeur fait parvenir à nos oreilles. Avec son accompagnateur, il manipule fréquemment des gros boutons, à gauche et à droite. L'orgue de l'église Notre-Dame-des-Vertus est du début du XVIIe siècle, et les sons évoquent des atmosphères mystérieuses, nous replongent dans une histoire ancienne rassurante sur la pérennité des constructions humaines, alors que dans l'église il y a aussi des détails qui font plutôt penser aux liens récents avec l'Afrique.
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17 mars 2012, Paris, manifestation anticoloniale et antiraciste
Depuis un an, je n'avais pas encore croisé les manifestant-e-s syrien-ne-s à Paris. Je me demande si les services secrets syriens ne chercheraient pas les opposant-e-s même juste que sur le net en France et je choisis une photo assez mauvaise sur laquelle on ne reconnait pas grand monde. Je trouve par ailleurs la manifestation anticoloniale et antiraciste tellement fourre-tout que les messages se brouillent les uns les autres. Il n'y a pas assez de cohérence entre les syrien-ne-s, des sri-lankais, des sans-papiers, D'ailleurs Nous sommes d'ici, le MRAP, Survie, le NPA, la CNT, et en fin de cortège des ivoirien-ne-s pro-Gbagbo, qui dénotent par leur aspect partisan peu compatible. Cela me donne une impression de communication peu compréhensible à l'extérieur: sans doute que les organisateur-trice-s sont maintenant les seul-e-s à savoir le pourquoi de la composition du cortège. La perspective qui s'approche de changement de gouvernement et de parlement me font faire l'hypothèse que les rangs des motiv-é-es sont de plus en plus parsemés: est-ce que beaucoup parmi ceux-elles qui étaient choqué-e-s par les dérives xénophobes ou néocoloniales du pouvoir français sous Sarkozy ne pensent pas que les élections suffiront à arrêter ces scandales? Par ailleurs, la position diplomatique française sur la Syrie n'est pas assimilable à sa position sur d'autres pays d'Afrique dans lequel il y a eu, au contraire, pendant les dernières années une collaboration décomplexée avec des dictatures, qui n'est même pas clairement remise en cause par des candidats tels que Hollande.dimanche 11 mars 2012
10 mars 2012, Paris, colloque sur le génocide des Tutsi du Rwanda
Ce samedi 10 mars, à la salle Jean Dame à Paris, le colloque « 18 ans après, la France et le génocide des Tutsi du Rwanda » est organisé par l'association Survie, et son groupe local de Paris, et regroupe des experts parmi les meilleurs existants en France sur la question épineuse de l'implication française dans le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994. Le premier, Raphaël Doridant de Survie, présente globalement et brillamment « La complicité française dans le génocide des Tutsi », la complicité de certaines personnalités avec les génocidaires étant valable juridiquement parlant. Le second Jacques Morel auteur de l'ouvrage majeur "La France au cœur du génocide des Tutsi" (L’esprit Frappeur/Izuba, 2010) dresse le bilan personnel du ministre de la défense de l'époque, François Léotard. Jean-François Dupaquier présente la logique des discours de l'ensemble des acteur-trice-s français-e-s les plus impliqué-e-s dans le négationnisme depuis 1994. Enfin, Mehdi Ba intervient en vidéo sur la "Manipulation autour de l'attentat" de l'avion qui est au cœur de la stratégie du négationnisme destinée à protéger certains acteurs des accusations. Une question se pose sur la capacité de François Mitterand, très malade, à gouverner et à mener la politique au Rwanda en 1993 et 1994: Jean-François Dupaquier met l'accent sur la responsabilité du conseillé Hubert Védrine alors que jacques Morel pense que François Mitterand était toujours en mesure de diriger les opérations.
Dans une seconde partie, l'événement permet aussi de dresser un bilan des positions des partis politiques français: sont présents Benjamin Bibas responsable du Groupe Afrique d'Europe Ecologie les Verts, Moulaye Aidara pour Afriques en Luttes du Nouveau Parti Anticapiliste, Jacques Fath du Parti Communiste. En réalité, ce qui compte, c'est l'absence de position crédible des partis absents ce jour-là. Les 3 présents sont d'accord avec plusieurs revendications de l'association Survie et en particulier avec l'idée d'une Commission d'Enquête Parlementaire pour poursuivre les travaux insuffisants et plus à jour de la Mission d'Information Parlementaire de 1998. Le débat soulève des points d'interrogation: pourquoi les candidats aux présidentielles ne parlent-ils pas beaucoup plus de ce scandale-là, pourtant toujours dans l'actualité (Le Nouvel Observateur sort un dossier sur Paul Barril dans le génocide cette semaine)? La question est posée en particulier pour Eva Joly. Comment pourrait concrètement se mettre en place un vrai contrôle parlementaire sur l'exécutif en France? L'implication française au Rwanda s'est faite essentiellement dans un contexte de cohabitation associant partis de gouvernement de droite (RPR transformé ensuite en UMP), et Parti Socialiste. L'impunité entretenue depuis 18 ans en découle largement. La justice, qui commence à peine à avancer, en traitant d'affaires précises, fait un travail essentiel, mais les complicités de génocide au niveau politique, militaire, diplomatique, ne pourront être comprises que si les rôles des acteurs français sont éclaircis par les politicien-ne-s eux-mêmes redevables de cette vérité auprès de leurs électeur-trice-s. Sans cela, le monde politique continuera de participer indirectement à de nouvelles compromissions en liens avec la complicité entre 1990 et 1994. Jacques Fath insiste aussi sur la leçon à tirer sur le partage de l'Afrique en zone d'influence par les grandes puissances telles que la France ou les USA.
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mardi 6 mars 2012
6 mars 2012, Paris, le procès des Biens Mal Acquis à la Mairie du 2e
Sassou, Ali, Téodoro, Téodorin, Paul, et tous les autres qui se sentiront concernés, trembleront en apprenant cela, et devront payer encore plus cher leurs avocats: un lieu important comme la Mairie du 2e arrondissement de Paris, a été le théâtre d'un nouvel épisode du Procès des Biens Mal Acquis. Les spectateur-trice-s ont pu apprécier sur l'écran le défilé des photos des demeures et autres biens des "dictateurs amis de la France" et de leurs poussins. En février, Sassou N'Guesso vient de passer incognito, avant que son ami Sarkozy n'ait trop honte de se montrer en campagne avec un tel criminel. Idriss Déby est pourtant en ce moment en France et en profite de ce soutien implicite pour attaquer ses derniers opposants encore debout avec des méthode digne des meilleurs scénarios de Staline. Il est temps que ces chefs d'état coupables des pires crimes ne puissent plus poser le pied dans l'hexagone pour profiter de leurs larcins. Combien faudra-t-il de spectateur-trice-s pour que cela devienne assez choquant et scandaleux? Souhaitons en tout cas, que cette pièce de théâtre magnifique connaisse le succès qu'a connu Nicolas Lambert avec "Elf la pompe Afrique". Un débat réunit après la pièce les associations Survie Paris, organisatrice de la soirée, Sherpa, et le Syndicat de la Magistrature.
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lundi 27 février 2012
26 février 2012, Paris, salon anticolonial, quel spectacle !
Là, c'est le moment où encore une fois je prends une leçon, où j'apprends que je ne comprends rien aux subtilités croissantes du monde moderne, que je suis vraiment hors-jeu, complètement dépassé par les méthodes de communications de notre jeunesse. Ce débat au salon anticolonial entre journalistes engagé-e-s et représentant-e-s des partis politiques devait approfondir les questions de politiques les plus confuses grâce à la technique du "speed-dating" et je ne savais même pas ce que c'était (les questions au hasard !). Honteux, j'ai préféré quitter la salle au plus vite, certainement angoissé à l'idée de me faire submerger par l'intelligence des discours. Cette campagne électorale est un moment d'effervescence cérébrale sans aucune mesure où toutes les compétences peuvent enfin s'exprimer.
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25 février 2012, Paris, manifestation des Sénégalais
Depuis quelques semaines, la peur a grandi au Sénégal que le président Wade aille, dans ce pays qui est l'une des seules ex-colonies françaises, à connaître une certaine démocratie, jusqu'à faire un putsch électoral pour éviter de tomber suite aux affaires de corruption. La manifestation est organisée par le mouvement sénégalais "Y'en a marre" qui existe aussi à Paris, juste avant le vote prévu le lendemain. Certain-e-s pensent qu'un boycott est nécessaire par crainte de fraudes, mais une majorité semble préférer avoir confiance dans le scrutin, malgré les fraudes, malgré les qualités 'moyennes' des opposants, seulement unis pour chasser Wade. Les élections au Sénégal sont très surveillées: les USA, la France, l'Union Européenne ont finalement intérêt à ce que ça se passe aussi bien que possible.
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24 février 2012, Paris, concert de Les Chevals
Le saxophoniste des "Chevals" joue avec un coquillage géant, une conque. C'est un concert à la Java à Belleville.
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mercredi 8 février 2012
8 février 2012, Paris, Conférence-débat "Aréva en Afrique"
L'association Survie sort un nouveau dossier noir "Aréva en Afrique, une face cachée du nucléaire français" de Raphaël Granvaud (Edition Agone). L'auteur, qui avait également écrit "Que fait l'armée française en Afrique?", vient présenter son livre. Bien que celui-ci vise d'abord à dénoncer la Françafrique, les égarements de la politique française au Niger en Afrique, et la catastrophe lié à l'extraction de l'uranium au Niger d'un point de vue environnemental, sanitaire ou social, le débat sur l'énergie en France est très présent. L'assemblée d'une cinquantaine de personnes me semble assez consensuellement pour une sortie du nucléaire en France, et le scandale d'Aréva au Niger et dans le reste de l'Afrique est aussi perçu comme un argument qui s'ajoute aux autres. Raphaël Granvaud insiste sur l'affaire Uramin, la société rachetée trop cher par Aréva et qui s'est avéré être un gouffre financier.
samedi 4 février 2012
4 février 2012, Saint-Denis, soutien aux rroms du Hanul
Encore une fois, je loupe toutes mes photos. Je ne suis pas concentré, moins attiré par la découverte, les surprises, comme je photographie les rroms du Hanul à St-Denis depuis assez longtemps, et surtout suffisamment sur les mises en scènes de spectacle (voir d'autres articles plus anciens du blog). Mon exposition sur le sujet est prête depuis 2 semaines et j'ai peut-être envie de passer à une suite. Un élu à la mairie, Michel Ribay, explique que le changement de terrain va bientôt pouvoir se faire et cette fois avec l'accord de la préfecture, sur un terrain plus grand. Les familles sont depuis août sur un petit terrain à la limite avec Epinay-sur-Seine. La préfecture était prête à les expulser et la ville de Saint-Denis a dû accélérer pour fournir une solution. Il y a donc des espoirs d'améliorations, mais cela reste tendu. Une réunion avec la préfecture aura lieu le 8 février. Le chapiteau de l'association Parada pourrait retrouver une place sur le futur terrain envisagé pour février-mars. Pour les enfants, cela signifierait encore un changement d'école et en plein milieu d'année. Je retrouve aussi la troupe de danse des enfants du Hanul avec Misha leur professeur. Les progrès se font sentir, après les perturbations de l'année dernière, il y a maintenant des entrainements réguliers.
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mercredi 1 février 2012
1er février 2012, Paris, Etat du Mal Logement en France
La Fondation Abbé Pierre a organisé aujourd'hui, au Parc des Expositions Porte de Versailles, un grand rendez-vous de plaidoyer politique sur le logement, à l'occasion de la présentation du 17e rapport annuel "L'état du mal-logement en France". C'est impressionnant comme mise-en-scène, comme moyens techniques, il y a des milliers de personnes, des dizaines de journalistes et de caméras. C'est la première fois que je croise les vrais photographes de presse qui participent à la société du spectacle, et je suis un peu jaloux de leur matériel. Je viens écouter les candidats à la présidentielle: Eva Joly, Jean-Luc Mélanchon, François Bayrou, François Hollande, qui tous les 4 doivent signer le "Contrat Social pour une nouvelle Politique du Logement" comportant une liste de revendications très précises. Nicolas Sarkozy s'est fait représenté par Henri Guaino. Eva joly est excellente même si elle n'est pas spécialiste du sujet. Jean-Luc Mélanchon est très à l'aise, il essaye d'aller plus loin que les propositions de la FAP, et il est assez convainquant. François Bayrou ne connaît pas bien le sujet et est plutôt ridicule. Pour François Hollande, je comprends qu'il base sa campagne sur le fait que les électeur-trice-s ne croient plus du tout dans les fausses promesses, et insiste sur le fait qu'il ne promet que ce qu'il va réaliser réellement, suite à Jean-Luc Mélanchon, cela donne une impression de compromis excessif et de frilosité mais, ce jour-là, ça passe parce que l'assemblée semble acquise, et, je suppose, parce que la situation est maintenant si catastrophique en France pour les plus pauvres, que sur ce sujet là comme pour d'autres, le consensus est que la priorité et l'urgence serait de virer du pouvoir la droite populiste ultralibérale pour arrêter la casse. Enfin, Henri Guaino est un professionnel des shows médiatiques et n'a rien à dire sur les pauvres, dont il ne défend pas les intérêts. Au moment où François Hollande vient de signer, devant toutes les caméras, une femme vers 30 ans, jaillit sur la scène, et, en moins d'une seconde asperge le candidat PS de la moitié d'un kilo de farine, sur la tête et le costume sur le dos. Cela va très très vite, elle est à terre en moins d'une seconde. François Hollande recule et se penche, assez impassible, mais aussi très perturbé, au point de rien dire du tout, puis se nettoie avant d'être éloigné entouré d'une nuée de garde du corps. Quel mauvais photographe je fais ! J'étais au bon endroit avec l'appareil prêt et je n'ai pas réussi une seule photographie de la scène. Sans doute que j'ai eu trop peur au départ, parce que je ne pouvais pas savoir si cela serait de la farine ou une arme.
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