lundi 18 octobre 2021

16 octobre 2021, Paris, Salvador Dali sur les murs de l’Atelier des lumières

En cette veille de commémoration du massacre par la police parisienne des Algérien-ne-s dans la Seine, la police de Maurice Papon et du Général de Gaule, je vais à Paris pour voir une exposition pour la première fois depuis le début de l’épidémie de Covid-19. L’Atelier des Lumières, au 38 rue Saint-Maur dans le 11e, présente « Dali, l’énigne sans fin », une exposition-projection réalisée par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi.

Dans ce même lieu et selon les mêmes dispositifs artistiques, j’ai déjà vu l’exposition Van Gogh en 2019 et celle de Klimt en 2018. Je sais que l’installation est idéale pour les superpositions à la prise de vue. J’avais été beaucoup plus inspiré en 2018 qu’en 2019. Là, je sors de 2 ans sans presque aucune photographie artistique ni de reportage, ce qui ne m’étais jamais arrivé depuis presque 30 ans. Suis-je tout rouillé mentalement ? L’ambiance est différente : déjà, il y a les masques sur les visages, des déplacements sans doute différents, peut-être plus méfiants, mais, je suis tellement content de retrouver des impressions ‘normales’, que cela n’a pas d’importance. 

Dali, je connais bien ses peintures. Je suis même allé il y a longtemps dans sa ville, Figueras en Catalogne. Dès le démarrage de la projection, je suis captivé, je ne sens plus le temps passer. Les messages sous une forme surréalistes sont tellement adaptés à la projection rapide, la projection des images évoluant constamment d’une idée à une autre, dans tout l’espace. Je ressens autant le fond que la forme, je crois, même si c’est difficile à savoir.


Ensuite, la projection sur Antonio Gaudi, je n’accroche pas, parce que l’architecture renvoie à la religion et que cela ne me convient pas. Dans la petite salle annexe, le studio, je découvre une troisième œuvre ‘Everything’, une autre « expérience audiovisuelle immersive » conçue par Nohlab qui évoque « la science, la philosophie et la métaphysique ». Visuellement, une esthétique de science-fiction est revisitée et j’entre dedans facilement.

Sur cette photo, je me souviens que cela parle du temps, un temps réduit ou très long à l’échelle de l’univers, je ne sais plus.

Enfin, c’est terminé. On se retrouve dehors sur une terrasse ombragée d’un bar dans une petite rue calme et sympathique. Quand je regarde mes photos, je suis assez déçu. Oui après deux ans sans pratique, je suis peut-être un peu rouillé. Je ne ressens plus rien de la même manière sans doute.

Régis Marzin,

18 octobre 2021

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