Une bonne soirée entre ami-e-s au squat Riquet pour la fête de la musique avec plusieurs groupes dont "Vin" avec François à la guitare et au chant (ci-dessus), "La Loi" jeune groupe, et Edouard (ci-dessous).
Une bonne soirée entre ami-e-s au squat Riquet pour la fête de la musique avec plusieurs groupes dont "Vin" avec François à la guitare et au chant (ci-dessus), "La Loi" jeune groupe, et Edouard (ci-dessous).
Un rat participe à un débat sur l'art et la politique au FRAP. Il semble hésiter entre bêtise et intelligence, mais l'intelligence l'emporte. Quelque part porteur de valeurs existentielles fondamentales autour de la misère et de la saleté, le rat se mord philosophiquement la queue en sortant de sa réserve.
Nicolas Lambert, lui, nous explique que sa motivation première pour la pièce "Elf la Pompe Afrique" a été de s'attaquer à la 5e république. Le rat en reste bouche bée.
A la Librairie La Brèche, siège du NPA, a lieu ce samedi une conférence intitulé "Le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda" avec Jacques Morel, auteur du livre "La France au cœur du génocide des Tutsi" (2010, L’esprit frappeur), http://www.izuba.info/francegenocid...et Raphaël Doridant coauteur du dernier ouvrage publié par Survie, "La complicité de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda" (L’Harmattan, 2009) http://survie.org/publications/livr.... La conférence rappelle les faits et le débat s'engage sur la qualification de la l'implication autour des termes de "complicité" et de "commanditaire". Des revendications communes pour aller vers la vérité historique et la justice sont évoquées.
Au FRAP. Ce concert me restera comme un très bon souvenir. Ils et elle nous parlent de la catastrophe nucléaire au Japon et d'autres choses : poésie, lecture, cris, danse, trompette, guitare. Ça me rappelle aussi un film japonais que j'ai vu il y a quelques semaine avec des spectacles en famille. Comme si je n'avais jamais entendu quelques choses d'aussi authentique, hors du spectacle. Je ressens quelque chose de très fort du Japon que j'apprécie dans le paradoxe. Il y a Keï à la trompette, Yasha à la danse Buthô et au texte, Ucoc qui lit et slame, le fils d'Ucoc à la guitare.
Saimir Mile de la voix des Rroms (et http://rroms.blogspot.com/) explique la constitution de la population rrom en France depuis le 15e siècle et jusqu'aux migrations des années 1990. Les Rroms actuellement obligé-e-s de vivre en campement type bidonville sont dans une minorité arrivée surtout de Roumanie et Bulgarie, pour laquelle le problème du logement découle et se rajoute aux problèmes de papiers. Dans la même période, les Rroms venus d'ex-Yougoslavie, cinq fois plus nombreux, ont été reconnu-e-s comme ayant droit à un asile politique et ne sont pas confrontés à ce même problème. La xénophobie d'Etat à l'égard des Rroms est bien sûr évoquée dans ce débat parti d'abord sur la question des villages d'insertion à Aubervilliers, Saint-Denis, Saint-Ouen, Bagnolet, Montreuil, ... qui n'ont de village d'insertion que le nom. Jamais ce type de centres dans les quels les Rroms vivent en liberté surveillée par des gardiens n'auraient dû exister.
Le FRAP présente les alternatives et l'autogestion dans l'éducation au Lycée Autogéré de Paris. Un débat a lieu dans le jardin puis Pauline nous présente dans une conférence gesticulée 'En sortant de l'école', son parcours et les luttes dans l'Education Nationale. Serions-nous dans une période de décadence?
Cette journée du 28 mai est une journée de lutte contre le racisme et la xénophobie, et pour la régularisation des sans-papiers avec la manifestation "D'ailleurs nous sommes d'ici". Ensuite, au Festival des Résistances et des Alternatives de Paris, je participe aussi au débat "Afrique: dictatures, révolutions, migrations" qui est aussi très intéressant, car il permet de mieux réfléchir au contexte international, à la relation entre tous les éléments d'un puzzle qui apparaît de plus en plus clairement depuis la 'révolution' en Tunisie.
C'est la fête des voisins dans notre cour partagée, d'habitude un peu triste et sombre, malgré le mini-jardin très vert à côté. Une voisine a pris la peine de l'organiser. Bravo pour cette première rencontre, ce n'est pas si simple, nous sommes si différent-e-s les uns des autres. J'apporte juste un peu de musique par la fenêtre.
Ce samedi, Aubervilliers est très animé. Il y a concert d' "HK et les saltimbanks" au festival Aubercail, à l'Espace Fraternité, et en bas de chez moi, il y a des plantations de fleurs autour des arbres. Bonne idée! Espérons que cela tiendra. En même temps, les enfants dessinent et un groupe joue de la musique devant le café à coté.
Je n'ai pas envie d'atteindre le "syndrome d’épuisement professionnel" et je me repose un peu en famille au pays. Je prends les nouvelles au village et mon attention de photographe est attiré par un fait majeur. Peu importe que Miss France 2011 soit brestoise, même si cela pourrait être en soit une surprise. Par contre, un habitué de la chapelle entretenue par mes parents, a découvert qu'elle avait fait ses photos pour son concours à Lok Maze, dans la prairie de la chapelle. Je reconnais moi aussi le décor familier dans lequel pose Laury Thuilleman: http://www.laurythilleman.com/video-les-photos-qui-ont-change-la-vie-de-laury-thilleman-60.htm. Bon, bon,... passons. Ça ne vaut pas le fait que je sois cousin de Sylvester. En tout cas, le ciel ne me tombe pas sur la tête et la mer est toujours là à Saint-Michel, pour que je puisse faire des photos du pays 'pagan' que j'ai déjà faites et refaites. Et puisque je me repose un peu, ça ira bien comme ça.
Comme souvent dans ce genre de manifestation, je suis peu inspiré. Même si c'est très sympathique, c'est traditionnel et difficile à relier à l'actualité. Cependant, il y a un grand cortège de supporter-euse-s de Laurent Gbagbo, qui sont très énervé-e-s. J'entends des insultes, des mots tels que 'génocide' qui ne devrait pas être employés et qui décrédibilisent totalement le discours. Au niveau du stand de la LDH, j'arrive sur la fin d'une discussion animée, et je vois aussitôt la tension monter physiquement entre la fin du cortège des ivoiriens et le service d'ordre du PS juste derrière. Les policiers en civil avec leurs gants noirs et leur matraques télescopiques regardent. Le savoir faire français en maintien de l'ordre qui est toujours si bien exporté dans les dictatures amies de la France est là aussi. Les ivoiriens restent les derniers à Nation jusqu'à 20h30 et plus. En partant, je vois aussi 3 jeunes hommes arrêtés par la police, 3 jeunes un peu naïfs qui voulait faire une marche vers l'Elysée avec pour mot d'ordre 'Sarkozy dégage'.
Le débat sur la restitution des Biens Mal Acquis des dictateurs a lieu à Saraaba, une salle de concert, théâtre, débats, dédiée à l'Afrique à la Goutte d'Or à Paris. Les intervenants sont Jacques Gobert Ekani avocat à la cour d'appel de Paris, Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora, et Jean Devaux du CCFD, qui nous parle de la campagne 'Aidons l'argent' à revenir des Paradis Fiscaux (et Judiciaires).
La soirée commence par le film de Jean-Pierre Thorn '93 la belle rebelle', documentaire sur la musique en Seine-St-Denis depuis les années 60: rock, punk, rap... avec de bons moment, dont celui avec les Béruriers Noirs. Puis l'écran se soulève. Le Concert de Zone Libre avec Casey, B.James, Serge Teyssot-Gay, Marc Sens, Cyril Bilbeaud, me rappelle les meilleurs groupes et concerts que j'ai pu entendre, musicalement. C'est rapide, bruyant et précis, très très bon. Pourtant, la batterie ne joue pas fort ni dur mais subtil, aucune des 2 guitares n'est pas trop rythmique. Ce que j'apprécie avec ce groupe c'est que le format chanson avec les très bons textes n'inhibe pas les musiciens. Ils se lâchent. Marc Sens est particulièrement en forme ce soir.
Ce blog est en train de devenir un site 'une photo par jour' ! Je fais connaissance un peu avec Maja, aujourd'hui. On marche près de canal de St-Denis, on vient de voir un cirque, puis un camp rrom planqué entre des routes. On parle des rroms, de la danse et on dérive. Au FRAP on avait écrit dans la charte : "C’est une double revendication de contenus théoriques et de réalisations communes. Cependant, le FRAP ne se contentera pas d'une « critique de la vie quotidienne » mais vivra quotidiennement sa critique. Ici, il y a un vouloir-vivre le monde pour le changer et un vouloir-changer le monde pour y vivre." (http://frap.samizdat.net/). Je vis dans des contradictions entre vouloir-vivre pour observer, vouloir-observer pour changer et vouloir-être pour ne plus observer, où un truc dans le genre et peu importe. En somme tout va bien sous le soleil. La photo est une photo de non-lieu, non lieu, pour ne pas trop penser après avoir discuter d'un entre-deux entre deux cultures et de je ne sais quoi.
Après le pot du 15 mars, voici enfin la fête de quartier pour la victoire de la construction de la pension de famille des Thermopyles. Il y a une centaine de personnes, 130 me dit-on. On mange et on discute, cela dure tout l'après midi. Quand la pension sera ouverte au printemps 2012, quand les anciens sans logis seront là, on espère pouvoir continuer dans cette ambiance naturelle. Ca ne sera pas toujours simple sans doute. Il faudra déjà prendre soin du petit bout de jardin authentique où nous sommes aujour'hui car il fait beaucoup pour la convivialité. J'ai organisé entre 2001 et 2004 les fêtes des Thermopyles ici, que de bons souvenirs !
Saleh Kebzabo, à droite, de l'Union Nationale Pour la Démocratie et le Renouveau, est le président de l'un des 3 partis valables d'oppositions à la dictature de Déby au Tchad. L'Etat tchadien, protégé par l'armée française, vient d'organiser en février des législatives, une vraie mascarade, complètement truquée. La Commission Européenne est encore venue observer et se faire instrumentaliser au profit d'un dictateur ami de la France, avec dans la combine le belge Louis Michel, exactement comme au Togo en mars 2010. L'homme politique tchadien vient donner des détails, mais le 24 avril, l'élection présidentielle sera aussi un fiasco, et aucun moyen ne semble pouvoir l'arrêter. Les papiers sur la table sont des cartes électorales achetées au marché preuve des trucages. En même temps à Djibouti le dictateur Omar Guelleh a fait la même chose. Pendant que les yeux sont tournés vers la Cote d'Ivoire où une soit disant 'communauté internationale' justifie ses actions par le droit aux élections, à Djibouti et au Tchad, l'hypocrisie continue. Je n'arrive pas à faire de bonnes photos, je ne peux me présenter comme photographe ici. Il est très fatigué. Il explique aussi que la Société Civile au Tchad a abandonné le terrain. Le retour de l'espoir après la Tunisie et l'Egypte est bien loin.
Je suis invité à l'anniversaire d'Izabella, pour ses 16 ans, je crois plutôt invité par son père qui a apprécié, entre autre, que je fasse des photos de la troupe des 'enfants d'or' pour une affiche et leur site http://chavesumnakune.blogspot.com/. C'est une grosse fête avec les musiciens et chanteurs du cirque Romanès, et la danse des enfants et jeunes. Il y a des photos assez belles mais elles ne conviennent pas à un blog: je comprends que je n'ai plus la distance suffisante, que je fais maintenant des photos comme de famille. C'est trop d'intimité et ce qui serait présentable mérite un effort de présentation, une contextualisation, peut-être dans une exposition.
Accompagné de mon petit cousin Solen, le saxophoniste, je retrouve Hilaire Panda et ses ami-e-s à l'Alimentation Générale rue Jean-Pierre Timbaud pour un concert boeuf. Il y a là, d'annoncé-e-s,Virna Nova à la guitare, Alix Ewande à la batterie, Naïssam Jalal à la flüte, Sabrina Boudaoud à la basse, Sophie Fustec au piano, et d’autres musicien-ne-s qui arrivent, dont Jef Sicard au saxophone et Fatoumata Diawara au chant et au bougé, avec Hilaire Penda à la basse.
C'est excellent pour les yeux et les oreilles! et çà dure longtemps. Il y a quelque chose d'africain très fort qui se mélange à autre chose. Avant, je ne voulais jamais faire de photos de concerts, parce que j'aimais trop la musique, finalement, parfois, c'est bien agréable.
En revenant d'une fête au chapiteau Raj'ganawak au passage Dupont à St-Denis où sont les rroms que je connais un peu, avec la troupe des Enfants d'Or et Parada, je passe près de ce nouveau campement. On me disait juste avant que personne ne soutient les rroms à Aubervilliers. Moi-même, je n'aurais pas le temps d'agir correctement, et je sais que ma ville est une ville qui bouge peu.