samedi 18 septembre 2021
18 septembre 2021, Aubervilliers, manifestation contre la destruction des jardins ouvriers
mardi 11 mai 2021
11 mai 2021, ‘Tyrans d’Afrique’ de Vincent Hugeux
Bokassa, Idi Amin Dada, Eyadéma Gnassingbé, Mobutu, Mugabe, Sékou Touré, Afeworki, Teodoro Obiang, Jammeh, Habré : 10 « tyrans » désignés par Vincent Hugeux dans son livre ‘Tyrans d’Afrique, les mystères du despotisme postcolonial’ sorti en mars 2021 aux Editions Perrin. Il en manque et il s’en excuse en prologue, Paul Biya, Denis Sassou, Museveni, par exemple. Il a retenu « des personnages dont le tempérament et le parcours ont quelque chose de romanesque. Et ce, jusque dans l'outrance, voire l'abjection ».
Selon le journaliste, à partir des « indépendances post-coloniales », se noue un « rapport post-colonial » au travers duquel « Les tyrans africains perpétuent le fait colonial » : « Il y a le fait colonial, je serais d’ailleurs le dernier à en nier la brutalité, la violence et l’iniquité, mais cessons de nous retrancher en permanence derrière ce lourd héritage pour absoudre des tyrans qui ont su tiré profit précisément de la perversité de ce rapport post-colonial ». Il indique encore : « Pour danser le tango, y compris celui du despotisme, il faut être deux. La propension des élites européennes à se repaître des frasques et des méfaits des tyrans africains m'a toujours semblé suspecte. D'abord parce qu'elle trahit la permanence du stéréotype du sauvage et du ‘roi nègre’, donc de l'impensé raciste. Ensuite parce qu'elle tend à occulter le lien intime tissé par la puissance coloniale avec le dictateur ainsi vilipendé. »
Le journaliste explique sa motivation dans un interview par Malick Diawara dans le Point : « Ne croyant ni aux raccourcis essentialistes ni à la malédiction historique, et pas davantage au discours irénique en vogue en Occident sur l'essor inéluctable et irréversible de la démocratie sur le continent noir, j'ai tenté de percer, au moins en partie, ce mystère en dépeignant la trajectoire de dix figures du despotisme africain, anciennes ou modernes, défuntes ou vivantes, déchues ou toujours au pouvoir. » Pour chacun d’entre eux, Vincent Hugeux se concentre sur les faits historiques, qui concernent les personnages principaux d’abord et secondairement d’autres acteurs.
Au lecteur d’en tirer certaines leçons. Il n’est pas directement question de néocolonialisme et de ‘Françafrique’ mais la Françafrique est là à tous les coins de rue, en ce qui concerne au moins cinq des dix protagonistes, Bokassa, Eyadéma Gnassingbé, Mobutu, Teodoro Obiang et Habré, dans leurs relations avec des Français, Jean-Bedel Bokassa et Valéry Giscard d’Estaing, Eyadéma Gnassingbé et Charles de Gaulle, François Mitterrand et Charles Debbasch, Hissène Habré et l’armée française, la DGSE et François Mitterrand.
Par exemple, ce que décrit le journaliste, c’est qu’Hissène Habré est bien connu avant de devenir un allié des Français et des Américains. Les dirigeants français savent qu’il a un fonctionnement de ‘terroriste’, capable de tuer une innocente lors d’un enlèvement, et de ‘psychopathe’, capable de tuer et provoque des morts massivement, avant de faire alliance avec lui, pour s’opposer à Khadafi. La logique est géopolitique et surtout militaire et elle n’a aucun lien avec des considérations sur les droits humains et la démocratie. Ce n’est pas après seulement que l’on est informé des crimes. Ces crimes étaient plus ou moins prévisibles. En 2021, le soutien du coup d’Etat militaire à Ndjaména repose sur une logique similaire de négation des risques, à un niveau de gravité largement moindre. Si on prive un peuple de libertés, pourquoi voulez-vous qu’il se laisse faire et n’accuse pas les alliés des putschistes de complicité de tyrannie ? Vincent Hugeux est l’un de ceux qui aujourd’hui parlent des risques à nouer des alliances sans en prévoir toutes les conséquences.
Pour les dirigeants français, avec Habré, il n’est pas question de psychologie mais à un niveau de déni des réalités psychologiques et judiciaires, on est aussi dans un déni de la base de la réflexion psychologique. Il n’est pas directement question de psychologie mais la psychologie des « tyrans », « autocrates » ou « dictateurs » est un thème sous-jacent du livre. Elle est évoquée rapidement parfois au travers de mots comme « paranoïa » : « enfance chaotique, volonté de revanche, blessures narcissiques, paranoïa, régression clanique, dérive messianique ». Dans un style fictionnel, le livre de Léonard Vincent ‘Les hommes du ministères’ sorti en 2019 décrit de manière précise la psychologie d’Issayas Afewerki, sans le nommer. Pour les faire disparaître un jour, il faut sans doute décrire ces hommes, briser le tabou d’une certaine médiocrité derrière l’horreur.
Sur France 24 le 8 avril, Vincent Hugeux, impressionnée par l’actualité électorale désastreuse de 2021, au Congo Brazzaville, au Bénin et au Tchad va au-delà de la logique de son livre pour s’étendre sur les élections. Il tire un enseignement de son livre sous la forme d’un avertissement aux décideurs « occidentaux » : « À mon sens, la quasi-totalité des tyrans passés en revue au fil des pages ont été ou sont encore des anachronismes sur pieds… le coût politique, humain et symbolique de tels diktats devient de plus en plus prohibitif. La question n'est pas de savoir si ces pouvoirs tomberont, mais quand, à quel prix et au profit de qui. L'autre enseignement s'adresse aux puissances occidentales – France en tête –, qu'elles aient ou non un passé colonial. Soutenir obstinément, au nom de la sacro-sainte ‘stabilité’ comme de l'impératif sécuritaire des régimes disqualifiés n'a aucun sens. Il n'y a pas de plus sûr moyen de s'aliéner les élites de demain … et de discréditer les instruments de la démocratie. »
Régis Marzin
11 mai 2021, compte-rendu de lecture
dimanche 4 octobre 2020
4 octobre 2020, un souvenir de Simone Veil qui me revient en lisant sa biographie dessinée
Pandémie oblige, je ne sors plus, je ne fais plus de photos, je n’alimente plus mon blog de photographe. Je ne sors plus, alors, je lis plus. Par hasard, je tombe sur la bande dessinée ‘Simone Veil ou la force d’une femme’ un récit d’Annick Cojean, reporter au journal le Monde depuis 1981, scénarisé par Etienne Oburie, dessiné par Xavier Bétaucourt, chez l’éditeur Steinkis.
Le livre documentaire raconte la vie de l’ancienne ministre déportée à Auschwitz pendant la Shoah, entre sa naissance en 1927 et son décès en 2017. Il est didactique, destiné aux adultes mais accessible aux adolescent-e-s, d’une certaine manière dans le style des manuels scolaires. Il s’agit de présenter une sorte de femme ‘parfaite’ prête à servir de modèle, puisque, peut-être, il manquerait de modèles féminins. Alors qu’une crise sanitaire nous pousse vers la zététique, l’art du doute, plus je lis, plus j’avance dans cet éloge qui ne laisse place à aucune critique, plus je doute un peu du tableau complet. Ne manquerait-il pas quelques aspects du personnage moins sympathiques ? Elle a fait tout son parcours dans l’ombre de Jacques Chirac et il n’a sans doute pas fait que l’appeler « ma poussinette ». Il l’a peut-être poussée ou obligée à quelques compromis avant qu’elle ne finisse consacrée au Conseil constitutionnel en 1998 ?
Simone Veil et le génocide des Tutsis du Rwanda, c’est un non-sujet. Il n’y a rien, il ne s’est a priori rien passé d’intéressant. Elle en a peu parlé publiquement et elle a peu écrit. Elle surtout interviewé en 2004 la sociologue Esther Mujawayo sur les rescapé-e-s et les entretiens ont été publiés en collaboration avec Belhaddad Souâd, sous le titre ‘Survivantes : Rwanda, dix ans après le génocide ; Entretien croisé entre Simone Veil et Esther Mujawayo’.
Le problème c’est qu’avec ce génocide, en France, les gens qui ne parlent pas ou pas assez font partie d’un problème, du problème. Les accusations de complicité de génocide touchent les politiques et les militaires, des socialistes et des libéraux conservateurs du RPR à l’époque. Simone Veil et le génocide des Tutsis du Rwanda, cela n’intéresse personne, mais, puisque Simone Veil a œuvré pour la vérité sur le génocide des juifs en France mais s’est aussi retrouvée dans le gouvernement français, comme Ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, pendant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, on peut légitimement être curieux de connaître sa position entre 1994 et 2017. On peut l’être d’autant plus que de 2001 à 2007 elle a présidé la Fondation pour la mémoire de la Shoah et que cette Fondation n’est pas sans importance dans le combat en France pour la vérité sur le génocide des Tutsi. Dans le programme de communication ‘L’Holocauste et les Nations Unies’, en 2009, Simone Veil signe un texte ‘La Shoah : mémoire et héritage’ où elle dit : « Malgré le vœu si souvent exprimé du « plus jamais ça », nos mises en garde sont restées vaines. Après les massacres du Cambodge, c’est l’Afrique qui, depuis plus de 15 ans, paie le plus lourd tribut à la folie génocidaire. Après le Rwanda, c’est le Darfour et son bilan dramatique : deux cent mille morts et presque deux millions de réfugiés. Il est temps de trouver des solutions pour que les résolutions et les principes des Nations Unies soient enfin respectés, sur le terrain de tous les conflits. » Elle était alors en position influente, jusqu’à l’ONU.
Si cela m’intéresse un peu, c’est parce tout cela m’évoque un souvenir. Les 7, 8 et 9 juin 2007, je me suis rendu à Nanterre pour écouter le colloque de la Société française pour le Droit International (SFDI) et le Cedin Paris X de l’Université Paris X-Nanterre, intitulé « La responsabilité de protéger ». Alain Pellet, professeur de droit international à l'Université Paris Ouest et directeur du Centre de Droit International (CEDIN) est l’organisateur principal du colloque. Il est membre et ancien Président de la Commission du droit international des Nations Unies et a été conseillé pour le gouvernement français de nombreuses années, notamment rapporteur de la commission Truche à l'origine du projet français de création d’un Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.
Le deuxième jour, j’ai pu entendre la chercheuse Rafaëlle Maison, ancienne membre de Commission d'enquête citoyenne sur l'implication de la France dans le génocide des Tutsi (CEC), intervenir sur l'opération Turquoise sur le thème ‘L'opération turquoise – Une mise en œuvre de la responsabilité de protéger ?’, dans une partie sur le Rwanda et le Darfour, qui a évoqué la complicité française comme une question, sans aller très loin sur le sujet. Il a été beaucoup plus question du Darfour. Le troisième et dernier jour était consacré à ‘la responsabilité de protéger : les réactions de la communauté internationale aux manquements’ et était placé sous la présidence de Simone Veil, présentée comme Présidente du Conseil de direction du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale et « ancien » Ministre d'Etat. Elle est donc présente physiquement, pas très loin de moi, par hasard, dans un très grand amphithéâtre peu rempli.
Tout se passe normalement dans ce colloque et arrive enfin la clôture, le samedi peu avant midi. Celui qui a l’honneur de conclure est Ibrahim Fall, Représentant du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, qui vient des bureaux de l’ONU à Dakar. Il a travaillé à l'ONU à la mise en place de Service d'alerte pour éviter les grandes crises, ce qui est alors essentiel en RDC. Il doit intervenir selon le programme sur ‘La responsabilité de protéger et la réforme des Nations Unies’ pendant 25 minutes avant le cocktail final et une visite guidée de jardin l’après-midi. Il évoque l'action du conseil de sécurité en cas de génocide ou de violation massive des droits humains, puis, au bout d’une dizaine de minutes, il commence à parler de l'implication française dans le génocide du Rwanda. Par rapport au colloque, le ton change vraiment. Ça se remarque vraiment qu’on est plus sur le même mode, qu’il y a une certaine auto-censure académique qui disparaît, et, c’est le représentant de l’Onu qui parle, attention. Il est très critique et il lui reste encore 15 minutes. Je vois alors quelqu’un venir parler à Simone Veil, c’est très rapide, puis cette personne se dirige vers la tribune. Je ne connaissais pas le visage d’Alain Pellet avant le colloque, mais je pense alors qu’il s’agit de lui, sans en être totalement sûr. Il va parler à Ibrahim Fall qui s’interrompt. Puis Ibrahim Fall dit quelque chose proche de « Je remercie les organisateurs qui m’ont fait venir de Dakar pour me faire parler seulement dix minutes ». La censure est évidente mais il n’y a pas de réactions dans la salle. L’organisateur s’excuse sur le fait que le colloque doit se terminer pour être dans les temps, mais, ce n’est pas fini car, malgré tout, un temps assez long est encore perdu à offrir des fleurs aux secrétaires qui ont travaillé sur l'organisation.
Avoir un débat sur Simone Veil et le génocide des Tutsi du Rwanda n’était pas simple vers 2007, car il n’y avait rien de public dans ses actes à lui reprocher. Ceux et celles qui luttaient pour la vérité et la justice, contre la désinformation ou le négationnisme, sur le génocide des Tutsi du Rwanda, ne s’intéressaient donc pas beaucoup à elle. Evidemment, le détail du colloque de Nanterre, un aparté de quelques secondes vers midi ce samedi 9 juin 2007, n’a rien d’important historiquement. Mais, il me semble symbolique de quelque chose d’autre plus important qui concerne le lien entre les politiques et les universitaires sur les questions des crimes de masse et les égarements de la politique française en Afrique. Après le génocide des Tutsi du Rwanda, certains dirigeants français, par ailleurs menacés dans leurs réputations ou au travers de la réputation de leur parti, ont participé à faire avancer le droit international, en soutenant la Cour pénale internationale et les tribunaux internationaux. Il a fallu y travailler. Cela n’a pas été sans difficulté, puisque la Coalition française pour la Cour pénale internationale (CFCPI), créée en 1998 et composée de nombreuses associations, a dû batailler jusqu’en 2008 pour obtenir la compétence de la CPI pour les crimes de guerre commis par des ressortissants et militaires français. Mais l’engagement de certains politiques n’a pas résolu le problème de la justice et de la vérité concernant l’implication française au Rwanda, allant par moment jusqu’à une « complicité ». Des personnes impliquées ont poussé au silence durable leur entourage politique et cela a fonctionné. Une sorte de responsabilité indirecte par le silence s’est diffusée. Beaucoup de politicien-ne-s des partis de gouvernement n’ont-ils-elles pas été jusqu’à penser que le temps effacerait des faits dérangeants et que le ‘bilan français’ s’équilibrerait finalement grâce à de bonnes actions ? Mais, « les faits sont » restés « têtus » et « le génocide et la complicité de génocide sont des crimes imprescriptibles », comme l’a souligné en 2005 dans son livre, Géraud de La Pradelle, un autre professeur de Droit à l'Université de Paris X, qui présidait alors la CEC.
Pour certain-e-s, il y a une manière plus positive de présenter les choses, en disant, par exemple, que le génocide des Tutsi du Rwanda a difficilement imposé une évolution du fonctionnement de la gouvernance internationale, accéléré le débat international sur la responsabilité de protéger les populations et le débat sur les possibilités d’ingérence internationale, poussé au développement en urgence d’une justice internationale, mais comme il y avait des résistances, il a fallu en plus d’un travail acharné, des calculs, de la stratégie, de la finesse politique, de la dialectique, des compromis et parfois de l’occultation, surtout en France, tout cela créant un certain imbroglio et un certain mystère que les historiens auront du mal à éclaircir.
La bande dessinée ‘Simone Veil ou la force d’une femme’ a le mérite de m’avoir rappelé ce mystère. Je la referme avec quelques questions. Le media bande dessinée, de plus en plus riche en documentaires, peut-il être un media où les simplifications soient mieux tolérées sans en souffrir ? Faut-il simplifier l’histoire pour l’apprendre aux adolescent-e-s ? Les modèles féministes peuvent-ils être idéalisés sans provoquer de la confusion sur d’autres sujets importants ?
Régis Marzin
Paris, le 4 octobre 2020
lundi 24 février 2020
24 février 2020, Aubervilliers : le Campus Condorcet à la recherche d’une boussole ?
dimanche 24 novembre 2019
23 novembre 2019, Paris, une plongée insolite au Jardin des plantes
jeudi 17 octobre 2019
16 octobre 2019, Campus Condorcet : projection-débat sur le droit d’asile des homosexuel-le-s
PS : 26 octobre 2019 : Concert de soutien à l’Ardhis au Point éphémère
dimanche 15 septembre 2019
13, 14, 15 septembre 2019 – soutien aux révolutions algérienne et soudanaise à la Fête de l’Humanité
Rosa Moussaoui dénonce un processus électoral qui pourrait être imposé par l’armée aux manifestants (le dimanche soir une date est fixée au 12 décembre). Sanhadja Akrouf, également organisatrice avec l’ACDA des rassemblements du dimanche à République à Paris, rappelle que la « liberté a été confisquée par le parti unique depuis 1988 » et que Abdelaziz Bouteflika a voulu « humilier » le peuple par un cinquième mandat. Elle indique que l’élection est impossible tant que des prisonniers politiques restent enfermés. Elle insiste sur la défaite certaine du peuple si une élection est organisée pour départager « ceux qui reçoivent de l’argent du pouvoir ou de l’Arabie saoudite ». Elle demande au contraire du temps pour « construire un projet », pour régler des questions comme celle du soutien à l’armée par peur de l’islam, maintenant que « les partis d’opposition se parlent ».
L’idée d’une constituante est évoquée et il est annoncé qu’un débat aura lieu le 20 septembre à la LDH sur le sujet. La distinction entre « intérieur et extérieur » de l’Algérie est faite quand est signalé le rejet de l’ingérence extérieure. Pour Sanhadja Akrouf, la diaspora en France est « à l’intérieur ». Elle souhaite que « Macron lâche » le pouvoir algérien. Quelqu’un pense que « la religion a remplacé la culture » et que « mettre les gens à la mosquée était le plus facile ». Malek Bensmail reconnaît que l’« on a torpillé la culture ». Rosa Moussaoui revient, elle aussi, sur le dialogue des partis d’opposition si essentiel. Yanis Adjlia conclut sur l’espoir « qui est permis » alors que « la révolution était inimaginable avant ».

A propos de l’Association des professionnels soudanais, Nadda Abbas explique que la lutte est partie de ce syndicat en marge des syndicats officiels. Cela s’est fait dans un pays où les syndicats sont actifs depuis 1964. A partir de 2016, la désobéissance civile a été utilisée. Un besoin de créer une coalition plus large est apparu et en janvier 2019 a été signée une chartre « Changement et liberté ». Elle souligne la place des femmes dans la révolution et la chute d’El-beshir. Rosa Moussaoui questionne sur le général Hemetti et ses qui ont été acceptés comme partenaire de l’Union européenne dans le Processus de Khartoum pour empêcher les migrations. Hemetti et les janjawids « travaillent maintenant à la contre-révolution ».









