jeudi 3 octobre 2013

3 octobre 2013, Aubervilliers, rythmes scolaires: çà coule !

Le bateau coule ! Beur FM a parlé d'Aubervilliers, et du coup, Vincent Peillon sur TF1 a parlé d'Aubervilliers, en reconnaissant que ça n'allait pas, en effet. Et revoilà la ville à 39% de ménages en dessous du seuil de pauvreté de nouveau sous les projecteurs de la société du spectacle. A coté des 500 manifestant-e-s devant l'entrée de la mairie, il y a 4 grosses voitures de télévision et radio... Toutes les écoles sont en grève ce matin à l'appel de Sud Educ, CGT Educ, SNUdi-FO, SNUipp-FSU, ou peut-être juste 17 sur 21, mais il y a aussi les centres de loisirs, comme la semaine dernière je suppose, et les parents en colère. Les parents parlent d'enfants en danger parce qu'il y a des flous de responsabilité dans la surveillance des enfants. Maintenant, il y a tellement de problèmes, qu'il n'y a plus qu'une seule revendication pour les enseignants et les parents: l'annulation de la réforme sur Aubervilliers. Difficile de citer toutes les difficultés: qualité parfois médiocre des activités, enfants fatigués et énervés, horaires de sortie différents pour des enfants d'une fratrie, incertitude sur les contrats des animateur-trice-s, conditions de travail 'lamentables', temps de travail des enseignant-e-s allongé, ménage impossible à faire, ... un désastre ! Le départ semble donc loupé et il y a certainement des problèmes insolubles comme celui du manque de locaux. Au bout d'une heure, une délégation ressort d'un entretien avec le maire, Jacques Salvator et c'est pire ! Parents et enseignant-e-s sortent encore plus remonté-e-s! "Le maire essaye de nous diviser, il accuse les enseignants de bloquer la mise en oeuvre des nouveaux rythmes scolaires, il voudrait discuter avec chaque école séparément, il refuse d'annuler la mise en place de la réforme". Une partie de la foule, des parents, crie pour décider de continuer la grève: pas d'enfants à l'école demain! Les enseignant-e-s appellent à manifester à 15h devant l'académie (DSDEN) à Bobigny. Une Assemblée générale parents et enseignant-e-s est prévue ce soir à 18h30 à l'école Robespierre (rue Adrien Huzard): il y sera question de la réponse à apporter au maire. 
Un tract de Sud Education, demande l'annulation de la réforme au niveau national, parce qu'elle "met en péril l'indépendance des enseignants face aux collectivités locales" et parce qu'elle "creuse juste un peu plus les inégalités entre les enfants des zones favorisés et défavorisées". Cela semble évident à Aubervilliers. La réforme s'appuie aussi sur le tissus associatif existant mais celui-ci dépend de la sociologie économique. Il fallait y penser avant. A ce niveau, cela permet peut-être d'en parler et de progresser mais cela ne peut se faire avec tant d'improvisations et de dégâts.

vendredi 27 septembre 2013

27 septembre 2013, Aubervilliers, rythmes scolaires, çà gronde !

En rentrant de la manifestation des sans-papiers, je croise une seconde manifestation, toute aussi énervée, et peut-être même plus. Il s'agit des parents et de salariés de la ville en colère contre la manière dont la réforme des rythmes scolaires du primaire est appliquée depuis la rentrée. A les entendre, ça devient la pagaille, et les élu-e-s ne les écouteraient pas assez. Le principal reproche, c'est le manque de locaux. Mais ils et elles soulignent aussi le manque de moyens humains, de dialogue entre certains acteurs, et d'organisation des rôles. C'est ce qu'indique un tract des animateurs et directeurs des centres de loisirs de la ville (CGT et UNSA) qui sont en grève depuis hier. Ce n'est pas le principe de la réforme qui est contesté mais la qualité de l'organisation, qui a été accélérée pour obtenir un avantage financier, ce qui se comprenait car la ville est pauvre et endettée. La responsabilité initiale de l'improvisation forcée qui retombe sur les enfants incombe donc au gouvernement. Celui-ci a fixé une règle qui s'applique très mal dans les villes qui manquent de moyens.

27 septembre 2013, Aubervilliers, marche des sans-papiers

La Marche du Grand Paris des Sans papiers, du 7 septembre au 6 octobre 2013, passe par Aubervilliers ce vendredi. Une centaine de sans-papiers réalise une grande boucle dans le 93, Saint-Denis, Courneuve, Aubervilliers, Pantin, Bobigny, ... Montreuil avec un crochet dans le 92 à Nanterre, et par le 95 à Argenteuil. Après un passage éclair à la mairie, où le maire n'a pas pu les recevoir, les sans-papiers ont déjeuné au square Claude Goizlot, square portant le nom d'un soutien très actif des sans-papiers (1928-2012). Ils et elles ont ensuite traversée la ville en repassant pour la mairie, direction Pantin, par 4 Chemins. Anzouman Sissoko, du CSP 75, qui a organisé les marches sur Paris-Nice, vers Dakar et Tunis, est là également. La marche est animée: le ministre Valls s'appelle maintenant Nicolas Valls. On me dit que le maire, Jacques Salvator, la veille, s'est exprimé sur Beur FM assez négativement à propos du ministre de l'intérieur, mais je ne trouve pas de trace sur le net. Demain soir, samedi 28, la marche repassera par Aubervilliers, dans la soirée, sans doute après 19h, au gymnase André Karman, près du stade, je suppose 15/19 rue Firmin Gémier. Il y aura peut-être une projection de film, et quelques musiciens, de manière un peu improvisée.

mardi 24 septembre 2013

23 septembre 2013, Paris, 'Omar' de Hany Abu-Assad

Hany Abu-Assad, réalisateur du film 'Omar', lors de la projection en avant-première à l'Institut du Monde Arabe, le 23 septembre 2013. Le film, prix du jury 'Un certain regard' à Cannes en 2013, sortira en salle le 16 octobre. Il raconte le drame en Cisjordanie d'un homme piégé de toute part, entre violence, manipulation, amitié, amour, convictions. Au départ, trois jeunes palestiniens tuent un soldat israélien. Seul Omar est arrêté, torturé, immédiatement psychologiquement perturbé par un agent secret, puis libéré... Il s'enfonce progressivement dans un abîme de complots et de doutes. La surveillance policière est en arrière-plan. Toute confiance devient impossible, la paranoïa pourrait se généraliser, mais, ce sont surtout des calculs individuels qui se confrontent. Engagés dans des luttes politiques, les destins sont brisés par une structure historique qui les dépasse et les aliène jusqu'au fatalisme et au désespoir. Le choix de la violence, à l'origine du drame, dans une lutte de libération, est au final profondément questionné, sans illusion et sans simplification. Le cinéma transforme un récit autour d'une situation inextricable et insoluble en réflexion pour essayer de sortir d'un cercle vicieux.

mercredi 18 septembre 2013

17 septembre 2013, Paris, la "spirale" du Chili

A la Maison de l'Amérique Latine, est projeté le film "La Spirale" sur la présidence d'Allende jusqu'au coup d'état, plus exactement sur la stratégie de l'aristocratie et de l'armée chiliennes alliés aux USA pour déstabiliser puis détruire violemment la gauche chilienne, l'alliance des socialistes (révolutionnaires) et des communistes. La projection est organisée par Le Monde diplomatique et Galatée films, en présence d'Armand Mattelard, l'un des 3 réalisateur-trice-s, avec Jacqueline Meppiel, et Valérie Mayoux, et de Jacques Perrin, le producteur. Le film de 1975 et de 2h19 est construit avec des archives, et le commentaire pousse l'analyse dans les détails, avec une grande exigence. Je suis au départ un peu gêné par l'analyse de classe marxiste, mais le film finit par me convaincre complètement. Un jeu de rôle avec des statuettes illustre les étapes en distinguant les classes ou groupes socio-politiques. En pleine guerre froide, les USA et l'aristocratie ont poussé une petite bourgeoisie à s'organiser selon les méthodes des prolétaires, avec des grèves, comme la grève des transports, grève des petits patrons camionneurs, financée par les USA. La démocratie chrétienne est devenue un arbitre fusible. Les législatives de mars 73, gagnés par la démocratie chrétienne malgré les 43% de voix pour la Parti Unifié (PS+PC) ont figé le jeu dans des contradictions indépassables. L'armée poussée par les USA a réalisé son coup d'état le 11 septembre 1973 plongeant le pays dans la dictature sanguinaire pour 17 ans, jusqu'à la fin de la guerre froide. L'aristocratie et l'armée sont sorties vainqueurs et purent continuer de vivre en imitant la bourgeoisie européenne, tandis que les syndicats corporatistes n'avaient qu'à se mordre les doigts d'avoir été manipulés. Des généraux stupides genre gendarmes des guignols étaient maintenant là pour éliminer tout débat. Armand Mattelard, sur la photo, répond ensuite à nos questions sur l'histoire du Chili et sur le film. 

dimanche 15 septembre 2013

15 septembre 2013, Aubervilliers, histoire de l'église

Je quitte la Fête de l'Humanité après la fin du concert de Didier Super, qui a chanté une chanson sur Dieu expliqué aux enfants, et j'arrive sur la place de la mairie d'Aubervilliers où je vois une image projetée sur l'église. Pour célébrer la réparation du cloché et la remise en route des cloches, est organisée la projection d'un film de 25 minutes fait par la ville racontant les quelques siècles d'histoire de l'église de Notre-Dame des Vertus. Si j'ai bien entendu, cette diapositive montre l'ouvrier libertaire qui aurait été accusé de l'incendie du 15-16 avril 1900: Léon Jouhaux, syndicaliste CGT, créateur de FO, qui finit ensuite Prix Nobel de la Paix ! Comme quoi tous les chemins mènent à Aubervilliers, ou plutôt en partent! Le film est très bien fait, l'histoire de cette église si belle raconte aussi l'histoire de la ville, et c'est passionnant.

15 septembre 2013, Pierre Paolo Pasolini à l'Huma

Après avoir découvert le village associatif, ou j'ai discuté un peu au stand d'Attac, je tombe sur l'exposition sur Pasolini mise en place par la cinémathèque française. La fête de l'Humanité est une foire incohérente, où le meilleur et le pire se côtoie. Pour s'informer et réfléchir au calme, ce n'est pas si facile. Cette exposition soudain aide à prendre un peu de recul par rapport au bruit ambiant. 

samedi 14 septembre 2013

14 septembre 2013, Staff Benda Bilili à la fête de l'Humanité

Staff Benda Bilili est en concert sur la grande scène de la fête de l'Humanité en fin d'après-midi ce samedi. Ça danse sur les rythmes de Kinshasa, malgré la pluie. Des farandoles se dessinent dans la foule. comment ne pas se mettre à bouger ! J'oublie le débat houleux sur la Syrie juste avant à l'Espace débat du village du monde. Le Congo-Kinshasa a souffert de la guerre comme la Syrie, mais aujourd'hui c'est fête, avec les musiciens qui ont démarré dans la rue, dont 4 sont en chariot, devant des milliers de personnes sous leurs parapluies et leurs capuches.

vendredi 13 septembre 2013

12 septembre 2013, Aubervilliers, manifestation des expulsés

Trois jours après leur première manifestation devant la mairie d'Aubervilliers, les expulsés du 22 rue colonel Fabien sont de nouveau dans la rue pour réclamer un relogement. Les hommes du propriétaires sont toujours là, au deuxième étage de l'immeuble, celui sur cette photo. Il n'y a rien de nouveau sur l'agression des nervis. La police municipale est très présente pour assurer l'encadrement de la manifestation, et les responsables de la police nationale suivent en voiture. Des tracts sont distribués aux habitants du quartier, certaines personnes réagissent un peu mais beaucoup d'autres restent impassibles. Je ne peux pas rester très longtemps, étant en ce moment trop occupé par l'actualité politique africaine.

lundi 9 septembre 2013

9 septembre 2013, Aubervilliers, expulsion rocambolesque !

La mairie et le commissariat d'Aubervilliers auront sans doute du mal à expliquer ce qui s'est passé depuis une semaine au 22 rue du colonel Fabien à Aubervilliers. A quelques mètres de l'immeuble au numéro 12 où le colonel Fabien avait fixé son poste de commandement clandestin en 1943-1944, la résistance s'organise contre les expulsions. Tout a commencé par une expulsion progressive de l'immeuble en assez mauvais état. Depuis que le 6 juin dernier, un nouveau préfet, M Galli, est arrivé en Seine-Saint-Denis, les expulsions se multiplient dans le département, avec par exemple le 50 et 103 rue Gabriel Péri à St-Denis. C'est au tour d'Aubervilliers. Cette expulsion menée par la préfecture au lieu de se faire d'un bloc, sur un immeuble entier, s'est faite progressivement depuis le 28 août. Les expulsés ont commencés à camper dans la rue et dans la cour, soutenus par Droit au Logement. Le 4 septembre une dizaine d'hommes sont arrivés, selon les habitants, envoyés par le propriétaire, ont occupé certains logements, et une partie d'entre eux sont sortis "armés de machettes, bâtons à clous et couteaux", frappant l'un des expulsés. La police arrivée sur place, un des nervis armés d'une machette a "chargé" un des délégués devant le police, et a été arrêté. Une partie des hommes armés vus par la police se sont enfuis, mais une autre partie des nervis sont toujours dans certains appartements. Ce mélange constitue une situation inédite que même le DAL n'a jamais croisée. La mairie et commissariat semble pour l'instant jouer la discrétion, et le DAL a mis l'accent aujourd'hui sur la gravité de l'agression de mercredi dernier. Une plainte a été déposée détaillant les faits. La mobilisation commence à se mettre en place pour faire un maximum de bruit sur ce scénario qu'on croirait sorti d'un recueil de nouvelles de Didier Daenincks. Les expulsés seront présents à la manifestation sur les retraites mardi, à celle sur le logement mercredi. Une première manifestation a eu lieu ce lundi devant la mairie, qui pour l'instant ne propose pas de relogement. Une seconde manifestation aura lieu jeudi vers 18h (horaire à confirmer), autour du 22 colonel Fabien, a priori rendez-vous 17h30 devant l'immeuble situé à 500m de la mairie vers le canal Saint-Denis.

dimanche 8 septembre 2013

... 7, 8 septembre 2013, Paris, 19e, festival Silhouettes

Abou Diarra est un musicien malien et il joue ce samedi au festival Silhouettes, festival de courts-métrages, qui a lieu cette année au parc de la butte du chapeau rouge. C'est agréable de venir ici grâce au tramway  juste à côté. Le public semble plus jeune, plus étudiant, que lors des précédentes éditions au parc des buttes Chaumont. Une nouvelle fois, c'est l'occasion de voir de très bons courts-métrage. Je retiens 'Agit Pop' de Nicolas Pariser, 'L'albatros' d'Emmanuel Bonnat, qui évoque le sujet du suicide, 'Unser Lied' de Catalina Molina, 'Il est des nôtres', de Jean-Cristophe Meurisse, se voulant philosophiquement provoquant et néanmoins burlesque, 'Artémis coeur d'artichaud' d'Hubert Viel, petit bijou de sensibilité parfaitement réalisé sous son apparence amateur, pour les sélections internationales. Le samedi a lieu une soirée hors compétition sur les thème 'première fois' avec, entre autres, 'Monsieur l'abbé' de Blandine Lenoir, le film le plus profond sur le magnifique héritage culturel catholique, ou 'Sunstroke' de Lili Horvath.
Dimanche soir, Hubert Viel reçoit le prix du festival pour 'Artémis coeur d'artichaud', ...
... et Marie-Charlotte dit au revoir. Mais que deviendra le festival sans elle ?

dimanche 25 août 2013

25 août 2013, Paris, Bolliwood Masala Orchestra

Deux formations indiennes se sont jointes pour former le Bolliwood Masala Orchestra, une fanfare de musique festive comme l'on entend dans les films du Bolliwood et une formation de musique traditionnelle du Rajasthan, avec cithare, percussions, et harmonium a soufflet. Trois danseuses, dont Chanda Sapera, et un fakir cracheur de feu sont également du spectacle. Il y en a pour les yeux autant que pour les oreilles. La troupe fait participer le public qui rapidement se croit être en Inde, du moins en ce qui me concerne...

samedi 24 août 2013

24 août 2013, Paris, Vilette, danse indienne

La danseuse Chanda Saperan, de la troupe Dhoad, donne un cours ouvert de danse traditionnelle du Rajasthan, devant les Halles de la Villette. A la fin, elle danse pour de bon. Elle se courbera assez pour prendre le billet de 100 euros dans sa bouche sans faire bouger sa bague sur le billet. Cet atelier est comme un truc de touristes et en même temps un temps de partage dans un monde devenu petit. Comme il s'agit d'imiter une femme, la plupart des hommes qui essayent abandonnent et les femmes dansent entre elles. Les codes proposés, dont certains sont expliqués par l'animateur, sont liés au corps féminin ou à des attributs culturels féminins. Par exemple, un geste de la main près du front correspond à la manipulation de bijoux ou d'un miroir. Il y a un plaisir à savoir imiter plutôt que créer, et si les gestes transmettent des valeurs, celles-ci semblent sans importance.

dimanche 18 août 2013

18 août 2013, Dreneg, Gouel Lok Maze

Comme presque tous les ans, je retrouve ma famille à Lok Maze, pour la fête organisée autour de la chapelle. Je viens l'après-midi pour le repas et les jeux, sur la prairie.
Le tournoi de polochons sur la rivière est le meilleur que j'ai pu voir depuis des années.
Cette année, le tournoi de rugbi strobet est super intéressant. Pas de blessée comme en 2011, pas de pluie comme en 2012. Il n'y a que 3 équipes, surtout des drennecois-es, qui se connaissent tous-tes, il manque les plabennecois-es, alors que le Festival de ta Life plie bagage 1 km plus loin. Ca joue vite, les photos de sport ne sont pas facile à faire, mais je crois que je progresse un peu. Franchement, le rugbi strobet, c'est fantastique ! A voir la tête des finalistes, le bonheur sur les visages pleins de boue !

17 août 2013, Plabenneg, Festival 2 ta Life

Cette photo n'est pas réussie, d'accord, mais il n'y a presque pas de lumière, et il crachinne dru. C'est pendant un groupe de reprises rock déchainé. Le Festival de ta Life est un micro-woodstock. Quand on y passe en bottes, on y passe inaperçu-e. Il a lieu dans le champ d'Henri, agriculteur bio. Il est organisé par des jeunes, et surtout pour des jeunes. Autant dire que ça ne me rajeunit pas. Une génération bouge enfin à Plabenneg alors que c'était trop calme depuis 20 ans. Je commence à comprendre que ce n'est pas simple parce que le Léon est de tradition assez conservatrice, et que cela évolue doucement. Le traumatisme de la disparition de la langue bretonne dans les années 50, 60, 70, 80, a sans doute rendu l'ambiance plus passive, rongée par des désirs contradictoires. J'ai découvert le festival en 2011, quand il s'était déroulé sur la prairie de Lok Mazé, et j'y avais découvert les Raiders. On vient me parler en breton, et je suis un peu déboussolé parce que ce sont des jeunes qui me parle et qui sont déçu-e-s que je sois incapable de répondre. Des anciens élèves de Diwan tiennent le bar. La pétition photo pour Notre Dame des Landes a du succès. Cette année, il pleut un peu trop quand même, pas de chance, c'était pourtant au milieu d'un été magnifique. Peut-être que ça ne dérange pas grand monde ?

vendredi 16 août 2013

16 août 2013, au bout du monde

Je continue à essayer de faire des cartes postales d'été. Ici, je me balade à partir de la plage de Lostmarc'h au bout de la presqu'île de Crozon, je découvre des plages assez sauvages.
Je profite de la phase entre la fatigue qui oblige au repos et le retour de l'ennui. Cette année je suis vraiment crevé, alors ça va, ça dure !
Là, c'est en arrivant au port de Brest par la navette. Enfin, il ne fait plus beau ! Sinon, ça ne serait pas drôle.

dimanche 4 août 2013

3 et 4 août 2013, Notre Dame des Landes

Pour la première fois, enfin!, je suis à Notre Dame des Landes pour soutenir la lutte contre le projet d'aéroport. J'y viens pour les 2 jours de débats et de concerts. Il y a une énorme programmation musicale, surtout le dimanche. Un grand champ a été libéré pour la grande scène. Le samedi, j'ai le bonheur d'entendre une chanson des Béruriers Noirs 'When the kids are united, they will never be divided" par les Ramoneurs de Menhir: grandiose! 
Une grande partie du public est là pour les conférences et les débats, même s'il n'y a pas autant de monde que prévu, environ 7000 le samedi, et 10 000 le dimanche, c'est un succès pour les débats sur la lutte et l'écologie. Les thèmes des débats et conférences sont en effets très pertinents et les chapiteaux sont pleins.
On ressent pleinement l'obsolescence de l'objectif d'un second aéroport à Nantes. S'il s'agit de croissance et d'emplois, il s'agit aussi d'un projet dans le cadre d'une économie ancien style, qui ne durera pas, car il faudra payer pour la destruction de l'environnement et des relations sociales à une échelle locale. L'agriculture biologique et non productiviste devrait redevenir aussi un enjeu pour l'emploi dans les années à venir.
Je croise aussi le groupe de soutien a Notre de Dame des Landes de Brest, et sa pétition photo: l'idée est excellente pour la lutte, en lien avec l'ACIPA, et artistiquement! 
A 2kms du rassemblement 'institutionnel' se trouve un 2e rassemblement plus petit: "Initiative anticapitaliste et antiautoritaire". J'y passe en coup de vent. La route entre les 2 lieux, évoque un mélange 'entre Mad Max et le palais de Tokyo' selon un ami. On y trouve des restes de barricades, qui datent de l'hiver et du printemps, où la confrontation avec l'Etat a été violente, et des constructions originales, comme une voiture brûlée transformée en jardin.
Je sors de ces 2 journées plus que jamais convaincu que la lutte contre l'aéroport ne se perdra pas. Elle symbolise à elle seule la confrontation entre 2 logiques: une logique économique dominante mais en décalage avec les réalités futures, et une logique d'adaptation à long terme supportée par une minorité conscientisée, qui préconise un inévitable retour au respect de la nature et des changements de mode de vie, et qui apparaîtra au fil du temps comme incontournable. Les visions à court terme des politiques et de leurs électeur-trice-s empêchent une évolution plus rapide, mais le rapport de force ne peut que progresser vers une prise de conscience. Chaque débat ou actualité permet d'avancer, et la lutte contre l'aéroport est maintenant suffisamment forte: la faire reculer ne ferait maintenant que dévoiler encore plus l'absurdité du projet qui ne pouvait se faire que dans l'ignorance et le manque de transparence.
Et sur scène, c'est Lojo que je préfère, même si je n'ai pas vu tous les groupes.

vendredi 2 août 2013

2 août 2013, ballade à île d'Yeu

Ce n'est pas évident de faire des photos très classiques, de touriste, genre carte postale, puisque tout a déjà été vu et revu,
mais j'essaye, en me reposant le corps et l'esprit.

lundi 29 juillet 2013

28 juillet 2013, Paris, paysage lunaire

C'est le jour des élections à Bamako, c'est trois jours après une mascarade électorale au Togo. C'est après que je sois allé jeter des bombes de fleurs dans Aubervilliers. C'est quelques temps après que j'ai observé dans le métro un homme habillé et coiffé en femme parce que sa peau était noire, et ressenti sa solitude. C'est après une rencontre dans la foule avec mon ami Alain. C'est pendant le concert de Milk Coffee and Sugar. C'est le paysage que Gaël et Edgar voient de la scène. C'est avant l'orage qui fera annuler la projection du film comme la veille. A la Villette, ce 28 juillet 2013. J'hésite encore, j'oscille encore dans mes sentiments pour les inconnu-e-s devant moi. C'est la lumière qui commande, qui dit d'aimer, et je voudrais entendre de la rage encore!

dimanche 28 juillet 2013

28 juillet 2013, Aubervilliers, la chose a 30 000

En se arpentant les cités avec quelques amies entomologistes averties, la discussion s'anime alors que nous approchons d'une chose étrange. Enfin je découvre la chose et je comprends. On me dit que la chose devant moi a coûté 30 000 ... 30 000 Francs CFA ? non, on est pas en Françafrique ici. 30 000 de la monnaie locale qui n'existe pas encore ? 30 000 secondes? si le temps c'est de l'argent. 30 000 pour une oeuvre d'art ? Euh non ... 30 000 ... 30 000 quoi! 30 000 des impôts locaux de la ville à 39% de ménages en dessous du seuil de pauvreté. La grille est vachement bien, un peu basse quand même, si jamais un loup voulait la sauter pour manger un mouton. Il manque aussi des parasols au dessus des bacs, parce qu'avec le soleil qui fait c'est vraiment trop dur pour les vers de terre. Pour les humains, quand l'herbe aura poussé, un bébé pourra bronzer dans un bac s'il est posé en diagonale. Le gazon est garanti sans merde de chien, garantie valable 10 ans. Pour pas dépasser le budget, pour la communication entre les bacs, il est prévu un truc pas trop cher fabriqué par les enfants: un système de fil avec des pots de yaourts de grand-mère. Le truc fonctionnerait pour les vers de terre, les coccinelles, les cloportes, les bousiers, les rats musqués, les hérissons et même les grenouilles, et les crapauds bien sûr !, et permettrait d'organiser rapidement une nouvelle Zone d'Autonomie à Défendre, un peu moins boueuse que Notre-Dame des Landes! Ingénieux !

lundi 22 juillet 2013

21 juillet 2013, Aubervilliers, Auber'Jazz'Day

Une dizaine de groupes se retrouve à Aubervilliers ce dimanche, pour un festival aux couleurs locales, sous le soleil plombant, à l'ombre de la mairie. Il y a assez peu de monde: est-ce encore le micro-climat antipub qui a frappé? Dans la rue de la commune, la chaleur est moins forte, sous les arbres, sous les tentes des associations, comme Circul'livres. Auberfabrik et le collectif des Alternativillariens propose de préparer des bombes de graines, destinées à quelques obscures actions de guérilla jardinière. J'avais noté au programme Beltuner, et je n'ai pas le bonheur d'être surpris par la programmation, je n'entends pas d'autres groupes aussi bons.
C'est Auber, ce n'est pas la place d'un village dans le sud de la France, où des musiciens seraient venus piquer la place des boulistes pour les forcer à entendre devant leurs pastis. J'ai beau prévenir qu'il y a un bon groupe, personne ne vient. Soit on manque de culture musicale, soit on crève de chaud et on a soif, soit on profite pour se faire enfin des ami-e-s, soit l'esprit 'animation musicale' l'emporte sur les artistes, soit les enfants commandent, soit la morne plaine fait son effet: il n'y a plus d'espoir, quel bon groupe viendrait nous rendre visite, dans ce désert culturel ? Ce n'est même plus imaginable, et en plus gratuitement, il ne faut pas rêver: de vrais artistes inspirés ici, pour nous, c'est impossible. Un vieil homme, qui m'as dit être de Saint-Ouen, savoure avec moi, en souriant, les reprises de Bashung ou d'Eric Sati, les compositions de Johann Riche et de ses amis de Beltuner. Je pense aux influences des 4 coins de l'Europe. C'est merveilleux, et soudain, la dernière note est coupée par l'animatrice inculte! C'est un scandale jamais entendu nul part après plusieurs centaines de concerts. La dernière note ! Le doigt appuyant sur le clavier de l'accordéon y avait mis tellement de choses essentielles. Elle ne s'est même pas rendu compte. Mais, revenons sur terre...ce n'est pas grave.

vendredi 12 juillet 2013

12 juillet 2013, Bobigny, tournage des Engraineurs

Je viens ce vendredi faire un peu de figuration sur un tournage de l'association des Engraineurs, basée à Pantin. C'est un tout petit budget avec surtout des bénévoles. Je découvre que le découpage par scènes de quelques secondes ou dizaines de secondes fait que l'on ne peut pas relier une simple scène au scénario. Ce qui m'intéresse plus, c'est de capter quelques points de technique, au niveau image ou son, et de mise en scène, et de sentir un peu l'ambiance. C'est idéal pour prendre des photos, car il y a de lumière assez forte, et parce que tout le monde est préparé à être pris en photos. Il faut attendre et je m'occupe ainsi.

dimanche 7 juillet 2013

7 juillet 2013, Paris, festival Rhizomes

Tous les ans, plusieurs festivals permettent d'entrer dans l'été. Le festival Rhizomes est l'un d'entre eux, même si cette année il ne fait plus le trait d'union entre le 18e et Aubervilliers. Cette fois, ce n'est pas trop tôt: enfin du soleil et de la bonne musique. A la bonne heure du bronzage. Le soleil se lit dans le visage des gens qui s'éveille et il efface les cernes d'un trop long hiver. C'est aux Arênes de Montmartre, petite scène naturelle, qui crée une intimité chaleureuse entre la pierre de l'estrade et les arbres. Les 2 groupes, Ny Malagasy Orkestra, de Madagascar, et Titi Robin Trio, semblent apprécier de voir ce public en hauteur, serré et rangé, soudain plus proche. Le soleil n'éclaire pas les musiciens sous leur tente, elle éclaire le public. Les musiciens le voient magistralement tout en couleur, et, ils peuvent lire les réactions sur les visages. Le dispositif par rapport à une salle sombre où la scène est éclairée est inversé. Pour le photographe aussi, de ce côté, c'est bien plus passionnant que les hommes avec leurs instruments. Il s'y passe plein de choses, comme juste à la fin du concert de Titi Robin, ces deux enfants vers 4 et 5 ans qui se disputent: le petit garçon veut prendre la casquette de sa sœur qui résiste, et, elle prend un chapeau, lui laisse la casquette, mais il pleure quand même. La grosse larme est triste, sous les lunettes; c'est mignon pourtant, les sentiments contraires, entre jalousie, protection, tendresse, et, juste, la musique s'arrête là.

vendredi 5 juillet 2013

5 juillet 2013, Aubervilliers, jardin d'Auberfabrik

Sylvie m'a invité à passer pendant que des enfants des écoles seraient en atelier au jardin d'Auberfabrik. C'est le dernier jour d'école ! Les enfants viennent de pic-niquer, font une sieste, puis dessinent les légumes, les plantes, les fleurs, pendant 1 heure. Ça se passe super bien, il y a un bon encadrement mais, ça vaque aussi dans le jardin et ça se débrouille. Le jardin est dans la cité. A la fin quand les enfants sont parti-e-s, je remarque les scooters qui tournent autour, en roulant sur les roues arrières. Comme je viens de lire des articles dans le journal des psychologues sur la virilité en crise, je crois percevoir une opposition symbolique symptomatique d'une situation psycho-sociale. Je repense aussi à la conférence du philosophe Bernard Stiegler qui parle de tiers témoin, tiers éducatif, tiers autoritaire, tiers thérapeutique, du tiers en général, par exemple des professeurs qui sont 'tiers' dans une relation parents-enfant. Je repense au 'tiers structurant' que pourrait, selon certains, être l'Europe pour l'Afrique. A qui appartient l'espace entre les bâtiments d'une ville ? A personne. Qui tente de remplir l'espace symbolique ? Que représente le respect de la nature dans un espace symbolique plus large ? concernant le respect des êtres en général ? En cas de vide symbolique, quand la norme est dans le retrait, la difficulté d'être et de se montrer, est-ce que la place n'est pas prise par le symbole du symptôme de l'absence de système sociaux harmonieux associant l'individu au collectif? Quelle suggestion? Quelle réaction? Est-ce que la vie ne s'agglutine pas autour de ce qui fait symptôme? Qui regarde ? Qui montre ? Qui voit? Qui est vu-e(*) ? Où est la frontière ? Qu'est-ce que la frontière ? Comment se partage un espace vide ? qui est aussi potentiel de rencontre. Comment s'organise cet espace ? Quel lien entre les générations ? Qui lutte d'une lutte symbolique? Qui se libèrent? les plantes ?

jeudi 4 juillet 2013

4 juillet 2013, Pantin, Projection-débat "Pierre Rahbi"

Ce soir était projeté au Ciné 104 à Pantin, le documentaire 'Pierre Rahbi, au nom de la terre' de Marie-Dominique Dhelsing (2013, 1h34). Le film est un portait qui revient sur la vie du paysan-écrivain et sur les idées principales de ce défenseur de l'agroécologie. Il se dégage une contestation philosophique d'une société capitaliste qui se concentre sur le respect de la nature sans insister sur l'ordre humain et financier, pour agir par l'exemple. Il permet de découvrir plusieurs lieux novateurs socialement et écologiquement, qui ont été influencés par son expérience et ses formations. Je suis heureux de découvrir aussi une école dans une communauté, montrant le lien entre générations par la terre et l'agriculture. Le travail le plus important est sans doute celui effectué à Gorom Gorom au Burkina Faso, où Pierre Rahbi a œuvré pendant les années 80. J'espérais que l'expérience africaine soit plus développée, parce que je cherche des films sur l'écologie en Afrique pour les projeter, mais le film est revenu très vite sur la France. Le paysan a rencontré Sankara quelques semaines avant son assassinat par les hommes de Blaise Compaoré, et le président burkinabé lui aurait proposé un poste de ministre pour développer l'agroécologie. De jeunes jardinier-ère-s participaient également au débat aux côtés de la réalisatrice. C'était ainsi aussi l'occasion de reparler des jardins partagées en ville, et des actions autour des 'villes en transition' qui démarrent à Montreuil ou à Pantin, très souvent autour de l'alimentation.

dimanche 30 juin 2013

30 juin 2013, Aubervilliers, 1 an de la brèche

Après un début de journée de galère, une dent qui me stresse, un ami qui m'a posé un lapin et des concerts pas très bons à la Goutte d'or, j'arrive assez tard à la fête des 1 an de la Brèche. J'avais enfin reçu l'info pour venir découvrir le lieu artistique, ce qui n'est pas si facile à Aubervilliers, la ville naturellement antipub. Des ami-e-s sont là aussi. Et je découvre un lieu sympathique, et je traine un peu, jusqu'au gâteau, jusqu'au 'Harlem shake' qui rend un court instant plein de monde euphorique alors que je reste dubitatif et caché derrière l'objectif, et jusqu'au concert final, d'un chanteur dont je n'entends pas le nom, et qui restera pourtant dans ma mémoire. Il serait sans intérêt d'en dire plus, car le mystère des rencontres parfois ne peut pas se présenter par internet.

samedi 29 juin 2013

28 juin 2013, Paris, débat sur Djibouti

Après plusieurs mois de lutte contre le hold-up électoral aux législatives à Djibouti, le comité de soutien à l'Union de Salut National organise un débat '36 ans d'indépendance - 36 ans de dictature', dans le local d'une association féministe dans le 20e. Celui-ci commence avec beaucoup de retard après un premier rendez-vous pour manifester au Trocadéro et quelques personnes ont du partir. Mais ensuite la salle est pleine avec 60 personnes, dont un tiers de femmes, que je vois pour la première fois mobilisées à Paris. C'est directement un débat sans interventions préalables entre les représentants politiques des partis qui représentent le comité de soutien à l'USN en France, ou l'USN, et le public qui a des questions importantes pendant cette période charnière. L'union très large contre la dictature est récent à Djibouti. Jusqu'à présent, le dictateur Guelleh avait réussi à diviser, ou l'histoire avait maintenu des divisions, mais actuellement une union assez complète rassemble les démocrates pour en finir avec 36 ans de dictature. La coalition des partis politiques créée pour les législatives semble assez solide pour établir un combat durable. Cela implique aussi de briser quelques tabous et d'évoquer des malentendus: sur les relations entre les espace linguistique et culturel des Afars, Somalis, Issars, sur les laïcs et les musulmans, sur la guerre des années 90, qui n'était pas une guerre 'tribale' mais une guerre contre la dictature qui touchait plus certaines parties du pays, ce qui n'avait pas été bien compris par tous-tes, sur des personnes maintenant actives avec l'opposition ayant auparavant collaboré avec le régime, sur les crimes du passé et la nécessité d'une justice indépendante dans le programme des démocrates. La nécessité de rester uni-e-s l'emporte quelques soient les divergences qui apparaissent sur ces questions. Il s'agit aussi de la question essentielle de l'identité nationale dans un pays créé par la colonisation, et qui n'a connu que la dictature depuis l'indépendance. Le dialogue est important pour que la mobilisation se fasse avec le plus grand nombre. Actuellement des pseudo-négociations sont annoncées avec le pouvoir djiboutien, et l'USN exige la libération des prisonniers politiques et la reconnaissance d'une Assemblée Nationale selon les vrais résultats du scrutin de février, sachant que le dictateur n'a encore jamais réalisé de vraie négociation en acceptant ensuite de suivre un accord.

dimanche 23 juin 2013

23 juin 2013, Aubervilliers, Fête des associations

Attiré plus tôt que prévu par la musique à la fête des associations, je tombe aussitôt sur un spectacle de danse du Sri Lanka, par des jeunes de la ville.
Je trouve la fête de cette année beaucoup plus intéressante que les autres années, parce que les thèmes se sont énormément diversifiés. Il y a beaucoup plus d'associations autour de la culture, des jardins ou de l'écologie. Les précédentes années, il y avait surtout des associations de solidarité internationales de migrants, très intéressantes elles-aussi, ...
comme celle-ci liée à la Tunisie ... Quand j'avance dans les allées, avec mon appareil, me préservant l'opportunité de saisir une scène par surprise, je ne sais pas toujours où je vais tomber. J'ai parfois peu de temps pour saisir le contexte. Arrivant sur un stand, je découvre des slogans féministes, et je lève les yeux de la table, et là, 4 jeunes femmes me regardent, dont une avec un grand sourire. Entre les slogans, et le sourire, il y a contradiction peut-être et dans la 1/2 seconde à peine le temps de saisir la chose. Le réflexe du photographe, dans le doute, c'est de prendre la photo. Et après... s'il reste de la contradiction, mais que faire ? Peu importe... comment voulez-vous parler de féminisme après çà!
Et voici enfin le plus beau stand de la fête !

lundi 17 juin 2013

17 juin 2013, Paris, Paix, femmes, Union Africaine

Thinking Africa organise ce lundi une conférence "Paix, femmes, Union Africaine" au centre Malher. La séance commence par une projection d'extraits du film « Pray the Devil Back to Hell », de Abigail E. Disney et Gini Reticker (USA, 2008, 72 minutes) sur la luttes des femmes au Libéria pour arrêter la guerre. Ensuite, Hassatou Baldé, docteur en Droit, consultante sur des questions de paix et de sécurité, Jessica Ranohefy, juriste, spécialiste en gestion des conflits, interviennent. Le débat est assez animé. Il se crée un début de confrontation hommes-femmes un peu artificielle, surjoué dans la quête d'identité de genre.

dimanche 16 juin 2013

14 au 17 juin, Montreuil, Festival Ta Parole

Cette année encore, le Festival Ta parole est l'occasion d'entendre de très bons groupes dans une ambiance sympathique, à la Parole errante à Montreuil. J'y prends beaucoup de photos.
Nicolas Joseph, l'organisateur du festival devant son public.
 Fantazio, un habitué dans un nouveau show très chaotique.
Gérard Morel et ses textes bien ciselés.
Jur, la chanteuse acrobate qui résiste à tous les chocs.
Cette année, le concept c'est 'finir en douceur': chaque concert, et le festival lui-même. Nilda Fernandez termine avec 2 chanteuses de son public. C'est intime, doux, beau, et sincère, une surprise et un vrai bonheur.

dimanche 2 juin 2013

2 juin 2013, Aubervilliers, réchauffement ou changement climatique ?

Est-ce qu'il fait beau ce dimanche ? On essaye de s'en persuader mais j'ai des doutes, surtout avec le rhume que je viens d'attraper comme si nous étions en mars. Est-ce que l'on est face à un réchauffement ou un dérèglement climatique ? Un débat, organisé par le collectif des “Alternativillariens” a lieu à la Maison des Jeunes Emile Dubois à la cité de la Maladrerie, à Aubervilliers. Michael Evrard, de l’Agence locale de l’Energie et du Climat (ALEC) de Plaine Commune, nous rappelle que ce qui se prépare est bien sûr le réchauffement global à long terme. En mai 2013, un seuil de CO2 dans l’atmosphère vient d'être atteint avec 400 particules par millions. L'effet de serre va continuer de s'aggraver dans les décennies à venir. La température moyenne mondiale selon les scenarii des chercheurs devrait grimper de 2 à 6 degrés. Les estimations sont de plus en plus hautes. Pour l'instant depuis 150 ans, la température moyenne a augmenté de 1 degré. Une augmentation de 5 degré en moyenne mondiale pourrait signifier beaucoup plus l'été, et beaucoup plus à midi, jusqu'à 15 degrés de plus à midi en août à Paris. On devrait aussi aller vers de moins en moins de printemps et d'automne. Les espèces animales et végétales vont se déplacer. Beaucoup d'espèces animales vont mourir. Un équilibre serait quitté pour aller vers un autre équilibre du système avec au passage énormément de modifications. Que faire à l'échelle locale? Il s'agit de modifier sa consommation d'énergie, de limiter ses émissions de CO2. Pour le transport, en plus de prendre les transports en commun, l'avion est à éviter au maximum: par kilomètre, l'avion émet 30 fois plus de CO2 que la voiture. Pour le logement, l'isolation thermique peut être avantageux. Au niveau alimentation, les circuits courts sont à privilégier, et le collectif prévoit de créer une AMAP à Auber. Le débat est l'occasion de parler aussi de transition énergétique, de villes en transitions, de vie locale pour pouvoir aborder tous ses sujets qui demandent de penser autrement beaucoup de choses.